Dimanche
Dimanche, 08h00.
La brume monte du lac de Gruyère (caché tout au fond).
Côté Jura.
L.T.
P.S.1.: Chaque matin, de "mon" balcon, je prends le temps d'observer le magnifique et paisible panorama, panorama inclus dans la location de notre logement (les locataires du premier et du rez n'y ont pas droit).
Ce n'est pas un coin de franches montagnes (comme le Valais) mais un étalement de rondes collines. Les vaches broutent, le tracteur attend lundi pour la récolte du maïs (ce maïs en fourrage alimentera le bétail en hiver).
Le soir, côté Jura, il m'arrive de voir les fantômes de Charles le Téméraire et de ses trois fidèles Chevaliers. C'est une autre histoire. (Un de ses trois chevalier mourra à Morat, les deux autres à Nancy).
Ce matin, don, mon regard s'accroche à une grue plantée récemment sur "le" chantier du village (projet de construction d'une dizaine de maisons). Punaise, pourquoi une si haute grue, plus haute que le clocher de l'église ? On aura pris celle (qu'on avait de) disponible. Il n'y a au village aucun bâtiment si élevé.
- Elle te dérange ?
- Oui. Contrairement au pylône-relai installé plus haut (près de la grange, photo de dessus) ou à la grande tour qui coiffe le Mont Gibloux (photos dessous).
Évidemment, je me suis demandé quelle était l'origine de ce mot "grue" (crane clamps en anglais). L'oiseau ? Logique mais non confirmé. Le petit de la grue est le "gruau" ou le " gruon".
" Étymol. et Hist. 1. 1121-34 ornith. (Ph. de Thaon, Bestiaire, 2325 ds T.-L.); av. 1544 faire de la grue « attendre longtemps sur ses jambes » (Des Périers, A la royne de Nav. [I, 154] ds Hug.); 1608 faire le pied de grue (M. Regnier,Satyre, éd. G. Raibaud, III, 114); 2. a) 1415 grus « femme de mœurs légères » (Arch. JJ 169, pièce 161 ds Gdf. : grus,ribaude); 1858-66 grue (Verlaine, Premiers vers, p. 25); b) 1466 « personne sotte, facile à duper » (Pierre Michault, Le Doctrinal du temps présent, 38, 228 ds Z. fr. Spr. Lit. t. 64, p. 56 : Ung homme ayant entendement subtil Doit demonstrer partout qu'il n'est pas grue). Empr. au lat. pop. * grua, class. grūs, grŭis au sens 1; le sens 2 a du fait que la prostituée fait le pied de grue au coin de la rue; b p. réf. à la gaucherie de l'animal." Piqué sur CNRTL.
Grue médiévale reconstituée devant l'abbaye de Hambye.
" Fondée en 1147 par le seigneur et baron du lieu, Guillaume Paynel, l’abbaye de Hambye est élevée en un siècle. Sous l’impulsion des « moines gris », moines bénédictins venus de la congrégation de Tiron dans le Perche, Notre-Dame de Hambye connaît alors une période florissante. Les donations affluent : rentes, dîmes, terres, églises avec leurs revenus…
En 1249, six religieux de l'abbaye, accompagnés du Père Dom Robert partirent fonder l'abbaye Notre-Dame de Lanthénac, dans les Côtes-d'Armor. Cet âge d’or dura jusqu’au xive siècle. Tombée en décadence à partir du xve siècle, la communauté monastique s’éteint à la fin du xviiie siècle.
La seigneurie de Hambye, quant à elle, est transmise au siècle suivant par Jeanne Paynel à son mari Louis d'Estouteville, glorieux défenseur du Mont Saint-Michel. Elle passe ensuite, avec le patronage de l'abbaye aux maisons d'Orléans-Longueville, puis de Matignon-Grimaldi, qui deviennent princes de Monaco.
Comme partout en France, l’abbaye devient bien national en 1790 et le mobilier est dispersé aux enchères. L’église abbatiale elle-même est vendue en 1810 sur décret impérial : elle sert alors de carrière de pierres, tout comme le cloître. Ce n’est qu’à partir de 1900 que l’édifice est classé monument historique. En 1956, des particuliers, les époux Beck, rachètent une partie des bâtiments. En 1964, les élus du conseil général de la Manche votent l’acquisition du reste de l’abbaye : l’église abbatiale en ruine, la porterie et la maison des frères convers.
Les unes et les autres entreprennent alors des travaux de restauration pour lui rendre sa beauté. " Wikipedia.
P.S.2.: C'est dimanche, j'éviterai donc de faire du bruit avec mon bricolage. La grue médiévale de Hambye me donne quelques idées pour activer les mécanismes qui devraient animer mon terrain vague, "wasteland" en anglais. De son côté Dulcinée navigue en cuisine, coupant parfois ses activités pour jeter un œil sur la télé, pour se plonger dans la Toile... et communiquer avec les siens au Vietnam ou pour admirer son petit-fils.
Triste nouvelle: le petit Gabriel, fils de nos voisins, grand admirateur de mes bricolages, va déménager. Ses parents ne seront restés là qu'un an et demi, probablement le temps nécessaire pour prendre possession d'un appartement ou d'une maison.
P.S.3.: L'autre jour je collais un glossaire de termes utilisés en Suisse francophone (Romandie). Groupement transfrontalier européen - Le parler suisse - GTE, j'avais choisi le glossaire de ce site réservé aux "frontaliers" Francais (Italiens, Autrichiens, Allemands et Liechstensteinois) travaillant en Suisse et dormant (?) dans leur pays. On en trouve (de ces sites sur le vocabulaire d'ici) de plus authentiques, des du coin. Celui-la me paraissait plus intéressant, permettant de lire en parallèle une traduction française... faite par des Frontaliers.
Par ailleurs la visite des sites "frontaliers" n'est pas souvent réjouissante. Si nos "Frontaliers" assimilent bien de nos "manières de vivre", ils restent par définition peu intégrés. On peut s'interroger sur leur loyauté professionnelle. Ceci dit sans aucune animosité envers ces autres "gens du voyage".
Les frontaliers ne sont plus les bienvenus en Suisse — Fondue, la ...,
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