Bloguouiller est amusant
Hier soir. Dulcinée se reposant, je suis resté plus longtemps que "'d'habitude" sur mon balcon.
Ce matin mercredi, froid, vent léger, pluie... Mamcook (Dulcinée) est allée au pain,
histoire de marcher un peu après sa vilaine journée d'hier.
Moi, je regarde les milans qui visent les petits "rats des champs".
"Il" est là, au milieu, entre la petite route et le toit de la grange.
"Il" passe parfois à trois mètres de mon balcon... mais bien évidemment... le temps de sortir
mon petit appareil photographique !
L.T.
P.S.: Suzon, qui vit entre Lyon et le Midi, me rappelle parfois qu'il y a deux sujets "qui fâchent": la politique et la religion. Elle a bien raison mais je ne l'écoute pas bien...
Les Suisses "sont appelés à voter" le 14 juin sur quatre sujets:
1 - Une modification de la loi sur la "procréation assistée".
2 - Une initiative populaire sur l'uniformisation de l'attribution de bourses d'études aux étudiants des Hautes Écoles.
3 - Initiative pour imposer à 20% les successions au-delà de deux millions de CHF.
4 - Une modification de la loi sur la taxe télé-radio (redevance).
Pourquoi ai-je voté 4 x oui ? Et pourquoi le dis-je ?
1 - La procréation assistée ? On se méfie des OGM et on doute des convictions bio-écologiques de nos paysans, alors il est logique de se poser des questions sur la morale des chercheurs en santé humaine. Déjà que les bons médecins (comme je le le racontais hier) sont rares... pourquoi les scientifiques seraient-ils meilleurs hommes (femmes) ?
Cependant de nombreux couples suisses sont obligés actuellement de se rendre à l'étranger pour bénéficier de cette "procréation assistée". Alors pour eux j'ai voté OUI pour que la Chuiche che repeuple de Chuiches, nom d'une pipe.
2 - Les bourses d'études aux étudiants des Hautes Écoles (parfois appelées "supérieures"... c'est donc qu'il y en a d'inférieures ou des basses !), ces bourses dépendent actuellement des Cantons, la Suisse étant une confédération d'Etats jaloux, soucieux de protéger une anachronique autonomie. Au nom de l'égalité des chances j'ai voté OUI bien que critique envers le "centralisme à la française" (par bon exemple). OUI.
3 - L'imposition des successions à 20% au-delà de 2 millions ? Ici encore il ne me parait pas mauvais d'établir une égalité de taxation entre les différents Cantons du pays. Aujourd'hui on trouve tout, même un Canton qui ne taxe pas les successions. 20% ça peut obliger les héritiers à vendre la (belle) maison familiale, c'est vrai. Je me dis que les gens doivent préparer leur mort et partager leurs biens avant de disparaître. OUI. Le poète n'a-t-il pas écrit:" Rien n'est acquis à l'homme" reprenant quelque part le "Labourez" de La Fontaine.
4 - La taxe télé-radio, la redevance tv, transformée en nouvel impôt, c'est l'argument des opposants... et des ennemis du "Service publique" (tv et radios étatiques). Ces adversaires des radios et télévisions étatiques ont corrompu le débat. On peut remettre en question l'existence même de cette redevance (ce qui est un autre sujet) mais il serait malhonnête de nier le fait: l'évolution des techniques de réception (téléphones, tablettes) oblige le pouvoir central à adapter son système de repartition des taxes.
Évidemment mes arguments ne sont pas objectifs. Pire: je reconnais avoir suivi (à 75%) les recommandations du Parti socialiste suisse. En fin d'année les Suisses vont renouveler les Chambres fédérales, celle du Peuple et celle des Cantons (sorte de Sénat ou de Chambre des Lords...en plus sérieux).
Le pays traverse une mauvaise période. Le Franc lourd (depuis son retour à une libre flottaison face à l'Euro) et le flux incessant des étrangers aveuglent le regard de certains, regard tourné vers un passé qui n'a jamais existé. Le Franc lourd est un choix politique que les Suisses doivent assumer. Le flux migratoire est une affaire internationale, nous devons prendre notre part du fardeau même si on n'en a plus très envie.
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La mauvaise Droite "populiste" mène déjà une campagne agressive en vue des élections. Les partis traditionnels et historiques, souvent appelés "bourgeois, sont à la peine, incapables de définir leur ligne politique à l'échelle nationale, naviguant d'une position à l'autre. Au mieux, ces partis sauveront leurs sièges, je doute qu'ils en gagnent (ce que je souhaite pourtant puisqu'ils les prendraient à droite).
Les Verts semblent perdre du poids.
Dans les Cantons (régions), dans les Communes c'est une autre histoire, gauche, droite, centre c'est une affaire de familles et de vieilles rognes. Mais en fin d'année il s'agit du pays, des intérêts communs, des relations politiques et économiques avec l'Etranger... et avec nos proches voisins, de la protection sociale minimale, de notre santé, de l'ambition de notre système d'éducation, de celui de notre défense territoriale,...
Le Parti socialiste suisse a parfois des poussées révolutionnaires, particulièrement sa Jeunesse. Mais depuis 150 ans il s'est bien assagi. Il représente en gros un quart des électeurs. Je le vois, malgré certaines faiblesses, comme une solide barrière aux dérives d'une vilaine Droite menteuse et opportuniste, souvent xénophobe. Je voterai donc "pour lui" le moment venu et je travaillerai au corps ma compagne pour qu'elle fasse de même. Du coup ça fera deux voix pour la Gauche. Na !
Rappelons encore que le gouvernement suisse est issu d'une coalition de partis, souvent contre nature, les ministres ne sont pas choisis par le leader du parti vainqueur mais par l'Assemblee fédérale, c.à d. les représentants des deux Chambres, en somme par les députés du Peuple et les Sénateurs (deux par Canton). On est loin des systèmes archaïques français ou anglo-saxons (Jacques Martin "Et vlan, passe moi l'éponge" - Vidéo Ina.fr)....
Chacun vote à sa manière et c'est bien. La mienne et le témoignage que j'en fais sont inspirés de (par ?) mes croyances religieuses, car... un socialiste peut aussi être un catho pur jus et un patriote. Je le fais aussi en souvenir de mon père qui fut en son temps un "chrétien-social".
Je le fais aussi en reconnaissant les contributions importantes de la Gauche, contributions positives, bien au-delà du domaine social où elle a joué et joue un rôle déterminant.
Je rejette les accusations grossières portées contre le Socialisme, ceci, pourtant, après avoir vécu près d'un quart de siècle dans un régime totalitaire "à orientation socialiste".
Des politiciens stupides ou corrompus il y en a partout.
En Europe les gouvernements de Gauche n'ont régné tout au plus un tiers du temps ces derniers cent ans. France, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Italie,... Et quand les Droites ont récupéré le Pouvoir qu'ont-elles fait pour nettoyer les "dégâts" des "bisounours" ?
On ne va pas mettre sur le dos des Socialistes la catastrophique gestion des scandales des banques suisses. Que chacun porte ses péchés.
Cette sorte de "haine" (qu'ont certains) envers le Socialisme, comment l'expliquer. "Ils" dépensent trop dans le social, ces gauchistes ? Ça remonte plus loin, au temps de la propagande anti-communiste, le Diable moscovite, propagande orchestrée parfois par l'Eglise. Assimiler socialisme et communisme fut de bon ton dans les hiérarchies chrétiennes de nos régions, les pseudo-libéraux et les conservateurs s'en réjouissaient.
Voyons, aujourd'hui qu'est-ce qui est plus cruel, plus dévastateur, plus meurtrier que le libéralisme économique, sauvage, certainement pas nos bisounours qui jettent l'argent des "riches" chez ces cons de migrants, tous dealers, profiteurs, colorés...
À l'inverse on pourrait se demander pourquoi je n'aime pas beaucoup les "pseudo-libéraux" et "conservateurs". Après tout, n'ai-je pas travaillé pour ces capitalistes-sans-cœur, n'ai-je pas profité de ce système économique ? Parce que c'est bien "un système économique" et non pas un idéal politique. Admettons que les "socialistes" restent de piètres gestionnaires du bien public, ils ne le font jamais seuls et ils entretiennent au moins une utopie communautaire: le rêve d'un mieux vivre pour l'ensemble d'un pays, pour tous.
L'ensemble, le "tous" n'ont jamais été le credo de la Droite, Droite qui entretient le mythe du riche-qui-mérite sa richesse par la valeur de son travail... et de son intelligence. Ce mythe est profondément ancré dans l'esprit des Suisses. Légendes que tout cela, légendes qui ne valent pas mieux, pas plus que celle de Guillaume Tell, ou que celle du Grutli.
- On se calme, mon Papy !
Visite au Musée d'histoire naturelle de Fribourg.
Je voulais "sortir" Dulcinée et me documenter sur les baleines.
Pauvres bêtes empaillées.






















