Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Au gré de la plume
Publicité
21 février 2014

Store

image 

Forcement on ne voit rien puisqu'il faut fermer la porte pour que les hommes

puissent travailler !

L'avventura !

09h00 Les ouvriers devaient se pointer à huit heures ce vendredi matin, ils arrivent avec une heure de retard. Bon, pas grave.
Ça commence par une puissante engueulée. En effet le patron n'a pas informé ses gaillards qu'ils devaient avant tout... démonter l'ancien store (complètement rouillé). Dans ce domaine Dulcinée est maîtresse femme, comme beaucoup de ces dames en ce pays. Téléphones au patron qui ne s'emmerde pas pour se déplacer, empoignades verbales, le téléphone passe d'une oreille à l'autre. Faut-il préciser qu'elle a gagné (une manche). Gentille-sur-son-fond, elle prépare du thé et des biscuits.
Aujourd'hui nous sommes donc les ceusses qui emmerdent la ruelle avec le bruit, la poussière et l'encombrement.
On sait quand ça commence mais jamais quand l'ouvrage se terminera. La patience est de rigueur. Mon travail,enfin mon rôle reste modeste: m'asseoir et regarder, des fois que nos bricoleurs cassent une plante ou s'introduisent dans la maison. Mais la patronne est catégorique:"reste là!".
Heureusement ces jeunes gens (2) semblent maîtriser la technique. Il est vrai que la pose de stores à Hanoi est une quasi obsession des propriétaires de maisons individuelles. Je ne suis pas certain que ces rouleaux métalliques, qu'on monte ou descend matin et soir, soient vraiment dissuasifs ou alors ils le sont par le bruit qu'ils font lorsqu'on les mobilise. Bien évidemment le choix est vaste, on peut vous en vendre des silencieux avec moteur (donc avec électricité....).
C'est une constante dans ce pays "faire, défaire et refaire" à croire que c'est une sorte de jeu supposé générer de l'occupation (lucrative) à un tiers de la population active. On pourrait (pensée bien suisse) "bien construire en une seule fois". Ne s'ennuieraient-ils pas nos prolétaires ?
Signalons pour l'anecdote que "nous" avons encore deux autres stores métalliques ailleurs dans la maison, un dans notre chambre à coucher, l'autre dans "mon" bureau. Et au fil des ans, et des réparations, ces deux-là sont devenus inutilisables fondus, dirais-je, dans les rénovations, figés en baroques décorations. En fait on ne les voit plus mais ils sont là.

10h00. Pause, la mienne, eux travaillent. Ma sortie au village parait compromise. Petite diversion: hier soir Dulcinée invitait ses anciens et anciennes collègues, c'est à dire celles et ceux avec lesquels elle a travaillé en dernier. Une équipe que je connais peu. Repas copieux, plats multiples, atmosphère joyeuse. Comme l'un d'entre eux est un Singapourien une bonne part de la conversation s'est déroulée en anglais enfin en vietglish ou en singlish, sans oublier mon frenglish. L'usage des ces patois anglais à l'avantage de "synthétiser" certains sujets. Me comprend-t-on? Je veux dire que lorsque votre vocabulaire est limité (ou celui de certains de vos interlocuteurs) vous avez soit la tendance soit la nécessité de composer des phrases simples, essentielles.
Le démontage est achevé nous entrons dans la phase de remplacement. Perceuse !

11h00. Les ouvriers fixent de côté, et au sommet de la porte d'entrée, le deuxième bras qui devra supporter le rouleau du store. C'est théoriquement "en bonne voie". La vie est une salle d'attente. Patient je continue mes corrections de ce texte retrouvé. Dulcinée navigue entre son sofa et le rez, méfiante, elle a toujours détesté ou craint les interventions de ce genre.
Ah! Ça nous coûtera entre six et dix millions soit entre deux cents et trois cents euros.

11h50. Pose du store. Opération délicate. Les bras seront-ils assez solides. Ça c'est un thriller à la vietnamienne. En plus les forêts sont fixés dans les murs latéraux qui sont en briques... friables !
12h00. Mise dans les rails latéraux et verticaux. Aie, aie, aie...
Brûlons une tige d'encens.
Si ! Non ? Si ! Ils l'ont monté à l'envers. Ne nous moquons pas, mes amis Francois et Sergio me racontaient plein d'histoires semblables lors de la construction (récente) de leur maison... en Suisse. Et les deux précisaient:
- Non, non, ce ne sont pas les ouvriers étrangers qui font ces conneries mais nos maîtres d'œuvre... de bons Suisses !
Main'nant qu'il est à l'endroit (semble-t-il) est-ce qu'il va rentrer dans les rails ?
Miracle... vietnamien, 12h25 "ça roule"... enfin ça se déroule et sans bruit ! 12h35, le mouvement s'accélère, ces jeunes hommes ont faim.

On nettoie le petit yard devant l'entrée. C'est ainsi, il existe une hiérarchie, comme partout dans le monde, nos travailleurs ne sont pas des nettoyeurs.

SAM_0611

SAM_0612


13h15, nous mangeons, les bricoleurs sont partis.

L.T.  

Publicité
Commentaires
Au gré de la plume
Publicité
Archives
Publicité
Publicité