Au gré de la plume

10 décembre 2018

Dimanche, - 20

... du riz pour partager avec les oiseaux, et puis y'a promotion sur le ragoût (genre boeuf - carottes). Durant un instant je me suis dit: - Et si je "vidais" systématiquement réfrigérateur et congélateur. Y'a bien des chiens et des chats qui mangent chaque jour les mêmes croquettes. Imaginez...6 jours de ragoût (en variant pâte, riz et pommes de terre), 6 jours de saucisses (à rôtir, frankfurt et saint-galloises).  6 jours de poulet ou de poisson pannés. Le compte est bon Dulcinée rentre le 29.

En légumes, un tournus: épinard, petit pois, salade verte, endives, carottes et tomates. 

N'oublions pas les desserts ! Mousse, roulé, tarte aux abricots, allez... mousse, roulé, tarte aux abricotes, encore...

Voyez vous. Non vous ne voyez pas grand'chose. Preuves: qui a vu que je changeais la couleur des services (couteau et fourchette), hein, qui a noté que j'avais oublié la serviette

L'attention extrême ! * 

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* Quelques propos sur l’attention chez Simone Weil

Nicolas Henri-Rousseau*

« Un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres » (Simone Weil)

 

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   Tout le monde a plus ou moins entendu parler de Simone Weil, la « philosophe ». Moins nombreux sont ceux qui l’ont lue. Si l’on s’accorde généralement à louer son sens de l’absolu, sa générosité, si on la cite même parfois, l’idée qui reste d’elle est le plus souvent celle d’un esprit certes original mais paradoxal et excessif, à l’image d’une biographie brève où cohabitent la lutte syndicale, le combat aux côtés de la république espagnole et une adhésion au christianisme dans sa profondeur mystique.

Rappelons seulement, pour situer les choses, que Simone Weil est née en 1909, dans une famille bourgeoise et parisienne d’origine juive mais parfaitement agnostique. Son père est médecin, son frère grâce à des dons exceptionnels deviendra un des meilleurs mathématiciens de notre époque. Après des études dans différents lycées parisiens, elle intègre l’École Normale Supérieure qui la conduit à l’agrégation de philosophie à laquelle elle est reçue à 22 ans. Elle meurt à Londres où elle avait rejoint la France Libre en 1943.

Son œuvre consiste en des textes rédigés sur des cahiers et des lettres, recueillis après sa mort par Gustave Thibon et par le Père Perrin qui avaient été les confidents du mûrissement de sa pensée et qui les ont regroupés par thèmes : L’Enracinement, La Pesanteur et la Grâce, La Connaissance surnaturelle, La Source grecque…L’originalité, la densité de ses textes, la profondeur de l’inspiration chrétienne qui en constitue le lien, l’acuité de l’intelligence libre de toute tentation intellectualiste soutiennent, à mon sens très favorablement, la comparaison avec Pascal.

Parmi ces thèmes clefs de la pensée de Simone Weil, il en est un que nous nous proposons d’approcher aujourd’hui car il est une bonne manière d’aborder sa « philosophie ». Il pourrait en être, en quelque sorte, la première marche.

Pour essayer de comprendre ce qu’est l’attention, il faut commencer par saisir ce qu’elle n’est pas. Elle est fondamentalement tout autre chose que la volonté. Sur l’affirmation de cet apparent paradoxe, Simone Weil revient en plusieurs endroits : la volonté n’a de prise que sur quelques mouvements musculaires mais elle ne peut pas avoir de prise sur la vérité qui est un bien. Et un bien ne peut être que le fruit d’une quête. La volonté peut beaucoup. Mais elle ne peut pas un atome de bien. La volonté est active, l’attention est une attente.

« Tous les contresens, dans les versions, toutes les absurdités dans la solution des problèmes de géométrie, toutes les gaucheries de style et toutes les défectuosités de l’enchaînement des idées dans les devoirs de français, tout cela vient de ce que la pensée s’est précipitée hâtivement sur quelque chose et, en étant ainsi prématurément remplie, n’a plus été disponible pour la vérité. La cause est toujours qu’on a voulu être actif ; on a voulu chercher […]. Les biens les plus précieux ne doivent pas être cherchés, mais attendus car l’homme ne peut pas les trouver par ses propres forces, et s’il se met à leur recherche, il trouvera à la place de faux biens dont il ne saura pas discerner la fausseté. »

La véritable attention implique une attitude où la pensée est suspendue, où l’imagination, cette « combleuse de vide », est enchaînée. Simone Weil revient souvent sur le rôle négatif de l’imagination lorsqu’il s’agit de Vérité, de Bien, de Beauté.

Cette attente de la vérité, de toute vérité (mais toute vérité même la plus humble a un lien secret avec celui qui a dit « Je suis la Vérité »), cette attente de la vérité, dis-je, caractérise et résume Simone Weil comme elle le souligne souvent elle-même, notamment dans ses lettres au Père Perrin. Tout son être a été une attente, en ušomenh,comme elle se plaît à le dire, dans l’attitude de l’Electre de l’Orestie, de la Pénélope de Monteverdi. Une attente fidèle et sans espoir, la quête du mendiant sans parole, de celui qui frappe inlassablement. De celui qui aime. Attente implicite de Celui qui nous attend, Celui dont la liturgie dit « Quaerens me sedisti lassus »contrepoint des attentes mêlées de l’âme et de l’Aimé.

On peut approcher, à présent, le lien que Simone Weil établit entre l’attention et la prière. L’attention est une prière implicite même si elle porte sur la géométrie ou une étude quelconque. En retour, la prière est essentiellement attention à Dieu, regard sur Lui.

« Ce n’est pas vainement qu’on nomme attention religieuse la plénitude de l’attention. La plénitude de l’attention n’est pas autre chose que la prière […] Le Christ est le serpent d’airain qu’il suffit de regarder pour échapper à la mort. Mais il faut pouvoir le regarder d’une manière tout à fait ininterrompue. »

Ailleurs :

« La solution d’un problème de géométrie n’est pas en elle même un bien précieux, mais la même loi s’applique aussi à elle, car elle est l’image d’un bien précieux. Étant un petit fragment de vérité particulière, elle est une image pure de la Vérité unique, éternelle et vivante, cette Vérité qui a dit un jour d’une voix humaine : Je suis la Vérité… »

L’attention est attente, disions-nous, désir. L’attention est amour. L’attention a l’amour pour origine et l’amour pour fin. Seule l’attention véritable peut atteindre l’amour véritable. Cela est vrai de l’Amour de Dieu comme de l’amour du prochain. Notre Dieu est un Dieu caché, qui a pris le visage de la Croix. Notre prochain est blessé de la blessure originelle, comme nous, mais cette identité nous rend étrangers. Nous fuyons naturellement la Croix comme les apôtres et donc Celui qui l’a revêtue, même si nous sommes pieux. Mais la « piété » ne fait-elle pas bon ménage avec l’imagination ? Nous fuyons naturellement le malheur et donc le prochain qui en est revêtu. Mais la « charité » ne fait-elle pas bon ménage avec les bons sentiments ?

L’attention est le fruit de la grâce.

« Seule l’opération surnaturelle de la grâce fait passer une âme à travers son propre anéantissement jusqu’au lieu où se cueille l’espèce d’attention qui seule permet d’être attentif à la vérité et au malheur. C’est la même pour les deux objets. C’est une attention intense, pure, sans mobile, gratuite, généreuse. Et cette attention est amour.

Parce que le malheur et la vérité ont besoin pour être entendus de la même attention, l’esprit de justice et l’esprit de vérité n’est pas autre chose qu’une certaine espèce d’attention qui est du pur amour. »5

Simone Weil insiste, c’est un trait essentiel de sa pensée, sur la parfaite similitude qui existe entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Elle est en cela en parfaite harmonie avec le précepte évangélique annoncé par le Lévitique. Mais elle apporte certains éclairages inédits sur ce commandement, dont la force et la profondeur ne peuvent pas laisser indifférent. Ils sont la marque de ce que je n’hésite pas à considérer comme la touche spécifique de sa sainteté.

Lisons ce texte magnifique :

« Ce n’est pas seulement l’amour de Dieu qui a pour substance l’attention. L’amour du prochain dont nous savons que c’est le même amour, est fait de la même substance. Les malheureux n’ont pas besoin d’autre chose en ce monde que d’hommes capables de faire attention à eux. La capacité de faire attention à un malheureux est chose très rare, très difficile ; c’est presque un miracle ; c’est un miracle. Presque tous ceux qui croient avoir cette capacité ne l’ont pas. La chaleur, l’état de cœur, la pitié n’y suffisent pas. »

Et Simone Weil évoque la légende du Graal. L’attention, pour Simone Weil, suppose l’effacement de soi, l’impartialité. Cela est vrai du plan intellectuel comme du plan moral et du plan religieux. L’intelligence doit être un juste juge qui ne fait pas acception de personne. Elle doit prendre modèle sur notre Père du Ciel qui fait pleuvoir la pluie et briller le soleil sur les bons comme sur les méchants. C’est le contraire de la pensée idéologique qui, ayant choisi son camp, n’accepte de lumière que celle qui peut profiter à son camp, par exemple quant à la lecture de l’histoire. Non seulement l’esprit qui a faim de vérité ne doit pas faire acception de personne mais il doit faire taire sa propre personne. Il n’est pas d’attention véritable sans la véritable humilité.

« Tout l’effort des mystiques a toujours visé à obtenir qu’il n’y ait plus dans leur âme aucune partie qui dise « je ». »

Mais tout cela, dira-t-on, n’est-ce pas du dolorisme ? Le malheur, la croix, l’effacement de soi toujours présents chez elle ! Non, croyons-nous, il ne s’agit pas de dolorisme mais de l’effet de la lumière apportée par l’attention de l’âme sur le mystère du Christ et sur l’humaine condition ; l’un éclairant l’autre. Cette lumière permet seule au contraire le jaillissement de cette joie appelée parfaite pour saint François d’Assise et dont le Christ nous dit que nul ne pourra nous l’ôter. Peut-être est-ce l’éclairage de cette phrase au premier abord énigmatique :

« Il faut avoir eu par la joie la révélation de la réalité pour trouver la réalité dans la souffrance. »

L’approche de Simone Weil, on l’a compris, ne peut se faire que par un détour à travers quelques sentiers de la pensée des mystiques chrétiens.

Disons seulement, à titre de simple évocation, les échos qui pourraient être discernés entre certains thèmes de Simone Weil et la mystique.

Le premier thème qui est le but de tous les autres, c’est l’union à Dieu. Le mariage de la perfection divine et de la misère humaine. Nous pouvons penser ensuite au désir de Dieu impérieux et inlassable auquel Dieu ne peut que répondre (Sainte Catherine de Sienne). La pauvreté de l’âme, la dame Pauvreté de saint François. La nuit du sens et de l’esprit exposée par saint Jean de la Croix. La croix pour seule présence et la mort mystique (Saint Paul de la Croix), l’âme aveugle conduite par le Christ.

On peut encore évoquer certains éclairages sur le Christ en sa Passion fait péché et malédiction, qui trouvent leurs prolongements chez une grande mystique récente et encore mal connue, Claire Ferchaud.

Au-delà de ce bref aperçu, bien des thèmes resteraient à explorer, bien des interrogations à lever. Notamment celle qui consiste à se demander comment Simone Weil, en dépit d’une complète adhésion à la Foi de l’Église, à ses sacrements et à sa liturgie, a pu refuser le baptême et donc son entrée dans l’Église. C’est un sujet délicat qui demanderait beaucoup… d’attention, et qui de toute façon dépasse le cadre de ce propos.

 

* Maître en philosophie, ancien élève de l’IEP.

Quelques propos sur l’attention chez Simone Weil

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Calendrier de l'Avant.

Institution de Lavigny, je donne CHF 20.- chaque année.

 

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Repas de samedi soir.

 

 

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Messe en l'église de Praroman.

On affichait "complet".

 

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L.T.

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09 décembre 2018

Samedi

... - Quelle horreur, Papy, tu fumes "dedans" !  

- Oui ma Belle. c'est honteux j'en conviens. Disons que je n'attends aucun visiteur (ou visiteuse !) et qu'il souffle aujourd'hui un vent glacial sur le balcon. Je reste traumatisé par cette fin d'année 2016, période durant laquelle il ne faisait à l'intérieur qu'un petit 14 degrés en moyenne.

Et puis la fumée de la pipe s'attache moins aux rideaux....

- Misérable excuse, Dadounet chéri. 

Skype... Dulcinée est arrivée. Jusqu'à lundi elle dormira à l'hôtel, ensuite elle logera dans un petit appartement bien situé (entre le domicile de son fils et (celui) de son petit-fils.

(Bonne ?) Diplomate elle a sauvegardé de (bonnes ?) relations avec la maman du petiot. Therefore personne ne s'oppose à un rapide kidnapping. En d'autres temps il lui aurait fallu deux jours pour  se "remettre" de ce voyage. O Femmes ! 

Grand-mère est déjà avec son petit-fils.

- Nous on est avec toi...

- Je sais ma Juju.

- Houuuuuu, Hiiiiiiiihiiii. (Gossip c'est le houuuuu, Dinkounet le hiiiiiiiihiiii).

Bushinet pisse au coin d'une porte, Rex dort (on lui expliquera plus tard, très fort à l'oreille)

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...

L.T.

P.S.1.: En lisant le Figaro ch'matin je suis tombé sur un article à propos de Milo Manara, auteur de BD (cartoon strips).

Les Belles de Manara à Bruxelles, au sommet de l'érotisme

Et je me suis souvenu de la "Première" genevoise du film "Le Déclic", film tiré d'un de ses livres. Deux acteurs pas très connus:

Florence Guérin — Wikipédia (interessante biographie).

Interview Florence Guérin (23/04/1985) - YouTube

Jean-Pierre Kalfon — Wikipédia

Jean-Pierre Kalfon : Sa biographie - AlloCiné

Dans les "années 83-86" je travaillais à Genève. Visiteur médical disait-on, ou Délégué médical, vous savez, ces gens veston-cravate qui frappent à la porte des toubibs (medic) pour leur raconter des âneries, la supériorité d'une préparation pharmaceutique sur (celle de) la concurrence. Parfois l'information était utile, une nouvelle étude, rarement une molécule révolutionnaire. C'était un travail "moralement humiliant", très bien rémunéré et nous recevions de jolis bonus selon nos résultats *.  

Mon employeur m'imposait un quota journalier (de visites/calls) des plus modestes: 3-4 docteurs et 2 pharmacies. Genève comptait alors 1200 médecins et 120 pharmacies. Il me suffisait d'arriver à l'heure du café dans la salle des internes de l'hôpital cantonal (HUG, par un exemple) pour achever d'une matinée mon devoir d'une semaine. En plus j'avais répertorié une cinquantaine de praticiens valaisans (le Valais est mon canton d'origine), ces "compatriotes" me recevaient sans rendez-vous, tout heureux d'échanger quelques propos ou des souvenirs de jeunesse. 

- T'as fait Saint-Maurice ** ?  

On ouvrait souvent une bouteille de vin blanc... bien avant l'heure de l'apéro ! Il y en avait même un qui travaillait à la Rue de Berne (Geneva hot street), un grand ami des dames du trottoir.

- Ton Traitement-minute (chaude-pisse/warm pee), donne le directement à mes copines (c'était avant le virus HIV). Ce que je fis me créant ainsi un surprenant réseau d'amies et de "trannies". Accueil - Aspasie (association de défense des prostituées et prostitués. 

En plus et pour échapper à la routine frustrante de ces visites en face à face j'organisais des réunions d'informations sur des sujets sans lien avec mes médicaments. La chance me sourit car je n'avais rien prémédité !  Les médecins se rencontrent presque toujours dans des colloques, congrès réservés à leur spécialité (gynécologie, pédiatrie, cardio,...). "Grâce" à moi ils se retrouvaient tout mélangés (la conférence était suivie d'un repas), un copain de fac oublié, camarades d'internat,... En une soirée je me faisais facilement plus de 120 visites (?). Mon patron payait joyeusement les frais, d'autant plus que mon "chiffre" explosait (la personne qui m'avait précédé sur ce secteur était une fainéante). 

Ainsi j'avais du temps libre. L'angoisse : trouver une place pour parquer ma voiture. Et parfois je n'avais qu'un rendez-vous le matin et un autre dans l'après-midi * * *. Que de longues journées avant de rentrer à Lausanne (65 km) où nous habitions alors.

Il m'arrivait de manger un sandwich en regardant un film dans une salle de cinéma.

C'est ainsi que je suis tombé sur cette première du film "Le Déclic", première à laquelle assistait l'actrice Florence Guérin (aujourd'hui: Florence Nicolas) et le réalisateur.  La présentation était suivie d'un cocktail. Veston-cravate, on me traita comme un journaliste ! Je suis même reparti avec une affiche (poster) dédicacé .

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* L'industrie pharmaceutique et la "sécurité sociale" (pour faire court) ont des outils extrêmement sophistiqués pour analyser les choix thérapeutiques du corps médical et les ventes en pharmacie {OTC/automédication/conseil et prescription/ordonnance (medical prescription)}. 

* * St-Maurice, collège et internat - Notre Histoire

* * * Les médecins donnaient souvent un seul rendez-vous par an, par Laboratoire pharmaceutique. Une paysanne (de Collex-Bossy, Canton de Genève) se chargeait de mon agenda (m'évitant de longues heures au téléphone), elle travaillait "de" chez elle (avec mes listings et une carte de la ville) et je lui donnais CHF 5.- par rendez-vous obtenu. 

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 ...

P.S.2.: Être catholique (pratiquant) alors que les églises se vident en Europe *, plus facile, plus difficile ? "Philosophiquement" les questions restent les mêmes, elles se posent parfois autrement avec l'évolution scientifique, d'une part, et avec l'étendue des couvertures sociales qui rassurent actuellement de nombreux citoyens dans certains pays du monde. Mon Église est engagée depuis longtemps, par exemple... 

NOS ACTUALITÉS , EMMAUS-INTERNATIONAL

Caritas dans le monde | Caritas Suisse

CarteCulture: Choisir une offre / Canton de Fribourg (où nous vivons).* * 

Le pape et les migrants, le malentendu : sept questions-réponses - La Croix ... un engagement contesté et parfois par de "bons chrétiens"... quelques exemples:

Migrants : nouveau plaidoyer du Pape François - Les Observateurs avec les commentaires orduriers d'honnêtes citoyens.

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 * Mais en Asie ça cartonne. Bien sûrement à Noël c'est une hystérie qui dépasse largement la traditionnelle célébration de la Nativité. Particulièrement à Saigon (Hochiminh ville) où l'entière population en profitait pour faire un pied de nez (to thumb his nose at, to snub)  au "Régime" (Régime qui n'a été que brièvement (1955-1956/1975-1977) opposé aux croyances religieuses bien qu'il fasse toujours des misères aux fidèles de toutes les religions, bouddhisme compris).

Durant mes années à Hanoi j'ai souvent montré des images de "ma messe" (en anglais, pour les étrangers), rue Phan Dinh Phung. Cette messe faisait un tabac (to be a smash) auprès de la jeunesse indigène.  

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* * La Carte Culture permet d'obtenir des entrées gratuites à de nombreuses manifestations et des entrées libres/ ou à prix réduit à des musées (même en dehors du canton).

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Saigon.

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Hanoi.

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P.S.3.: Mes "premiers" repas en solo. Si les photos ne sont pas bonnes c'est simplement parce que la vapeur s'échappant de l'assiette embue l'oeil de l'appareil de photo ! Ça n'a pas l'air appétissant. 

Des pâtes, un ragoût et des petits pois. 

Roestis, saucisse de Saint-Gall (ou saucisse de veau), salade d'endives, moutarde de Dijon. 

Toujours les mêmes règles: "dresser" la table, trois composants: viande/poisson + pâtes/pommes de terre/riz + légumes/salade. Le plus difficile étant de calculer de justes portions parce que je suis toujours tenté de finir mon assiette.

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08 décembre 2018

Vendredi

... Rien à signaler. Aucun stress du réveil à l'embarquement. 

Il y avait bien sûrement de la tristesse au moment de la séparation, ce matin à l'aéroport et en même temps du fatalisme et de l'humour. Après tout, personne ne nous oblige à rien. Nous ne sommes pas des victimes, nous choisissons (la capacité de choisir, ne l'oublions jamais, reste le privilège d'une minorité sur cette terre). Je l'écrivais l'autre jour (?) notre petit futur n'est pas sombre. 

Une fois la maison vendue, une fois payé le tiers ou la moitié d'un nouveau logement pour son fils il devrait rester une petite somme. Naïvement je pensais que nous en profiterions, nous ici. Non, le pécule servira le moment venu au financement des études du petit-fils. Dulcinée calcule en bonne grand-mère. Elle tourne tout ça dans sa tête, peut-être cela l'aidera à dormir durant ce long vol.

Moa, moa ? 

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Aéroport de Zurich, vendredi 08h30, le temps d'un café.

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Noi Bai, l'aéroport de Hanoi.  

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Mon retour en train en passant n'importe où.

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Je me suis lassé !

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L.T.

P.S.: Quand nous buvions un café en attendant qu'elle passe le contrôle douanier, Dulcinée a dit: "Ces voyages commencent à m'ennuyer". 

Restons-en là pour aujourd'hui. 

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07 décembre 2018

Jeudi

 

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... En temps réel il est vendredi, don, nous sommes dans le train qui va à l'aéroport de Zurich. J'accompagne Dulcinée à son avion..., honnête porteur de valises.

À l'heure actuelle, jeudi 16h30: Dulcinée met fin à ses diverses activités, nettoyage de notre logement, lessives, envalisage de ses chocolats et salamis (entre autres cadeaux pour ses proches et amies), ultimes mises en boitesssss de mes ragoûts, fonds de soupe,... 

Il était préférable que je ne la "freine" pas alors que ne faisant rien (exilé sur le balcon) je me sois senti brièvement "coupable". Elle a pu échappé à ses angoisses.

Vendredi matin: réveil à 04h00, chargement des valises dans la Daciounette, montée à Fribourg, parking Route-Rail à côté de la gare, train 06h01, direct jusqu'à l'aéroport. Arrivée ~ 07h45, enregistrement, départ de l'avion à 10h35 (Zurich-Singapour-Hanoi, Singapore Airlines). 

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Gare de Fribourg.

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SQ 345 (Singapore Airlines), 10h35

Arrivée prévue à Hanoi samedi 11h40... samedi.

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 L.T.

 

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P.S.: Jeudi. Étrange journée. Rien à voir avec celle qui précéda la bataille de Morat. L'ennemie est à l'intérieur: notre conscience. Grand mot ? Pas une conscience bonne ou mauvaise, non, le simple éveil * de nos esprits : le voyage de Dulcinée est un évènement décisif. 

* Éveil ou réveil ? Le moindre psychiatre (ne parlons pas des psychologues ou psychanalystes qui sont des charlatans), le moindre docteur (diplômé en médecine) des âmes, don, vous expliquera de manière convaincante la différence qui existe entre l'éveil et le réveil. 

On sait aussi que je ne crois pas à cette ânerie freudienne du "faire son deuil". Je (nous ?) n'ai pas accepté, digéré notre départ du Vietnam aussi merdeux que devienne aujourd'hui ce pays. Devant mauvaise fortune je fais bon coeur me réjouissant de TOUT ce qui est bien ici, en Suisse et en Europe, un TOUT qui n'est ni peu ni rien, mais quand même pas beaucoup, pas assez. Je l'écrivais ce matin à mon "Vieux Frère": le bouc broute là où on l'attache (proverbe camerounais que me répétait souvent ma secrétaire Martine Eulalie M'bessike.).

Et puis "un Vietnam" n'existe plus, pire ou mieux, va savoir, je détesterais n'aimer que des souvenirs, ce qui est hélas le cas de nombreuses personnes. Aussi désespérant qu'il paraisse il faut (ou faudrait) aimer ce pays tel qui est aujourd'hui (aimer ne signifie pas tout accepter, tout admirer, voyez ça avec votre conjoint-e, vos parents, vos amis ou vos enfants). On peut dire la même chose des États-Unis, Trump, Zuckerberg & Co sont des gros cons mais l'Amérique est extraordinaire. Ou le Royaume-Uni, l'Iran, Cuba,... notre village.

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   Durant son séjour au Vietnam Dulcinée devrait "finaliser" la vente de notre maisonnette de Buoi (Hanoi) et en vider (liquider) le contenu. On imagine le crève-coeur. Sans oublier qu'elle largue son corps-mort.

Toujours * jeudi 6 décembre, matinée (nous sommes hors du temps, hier jeudi - maintenant - demain vendredi). 

* Depuis deux ou trois jours je réfléchis à propos de ce bloguinatzet. Avant-hier j'écrivais: "j'aimerais aller plus loin". 

- Plus loin ? Pourquoi dis-tu "plus loin", tu pourrais simplement penser: "Autrement" ? Tu sais, les photos de tes oiseaux, tes apnées mystico-religieuses, ton credo socialo-consensuel à la Moïse, tes anecdotes de merde, ton marketingamateurisme sur les publicités, ton misérabilisme relooké en minimalisme, tes écrivaillons, last ou lust and least...ton "Momoh..." et ton "Trieste", on en a fait le tour. Même ton prophète Job nous ennuie.

- Therefore, je tourne en rond ? 

- Et plus que Gagarine, O Mon Papy, lui fit un p'tit tour et descendit.

- B'en voila, Juju, c'est justement ça... pas autrement mais plus loin. Tu sais "on ne se refait pas", ou plus (selon l'âge), autrement ca ressemblerait à de l'artificiel, un ersatz, voyons, non, Yves Saint-Laurent dessinant du Cardin ? H&M  du C&A ? Non. Van Gogh du Modigliani ou Modigliani du Van Gogh ! Frédéric Dard du Simenon !  

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Plus loin ! Tiens quand je vais sur le balcon pour fumer ma pipe je m'habille chaudement, je coiffe ma chapka (achetée sur Oxford Street pour 5£ sterling, en 2013 ?) et je lance avec un mauvais accent russe:

- Gagarine aller dans l'espace faire pisser Laïka.

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Laïka, 1957.

On est d'accord ça n'est pas drôle. Dulcinée sourit quand même *. 

* En 1961, Gagarine fait un tour dans l'espace. Un an avant la naissance de Dulcinée, cette réussite scientifique et technique eut un retentissement extraordinaire. L'Occident libéral vacilla : "Et si le Communisme gagnait". Car les Libéraux (on les appelait alors: capitalistes) se moquaient des droits des individus (on disait alors: camarades travailleurs), ils voulaient continuer à tenir le marteau par le manche et ne pas se laisser couper le blé sous les pieds. Développement scientifique et technique signifiant: puissance économique.

- Ces gens veulent toujours nous enclumer.

Mais qui se soucia chez nous d'imaginer l'impact de cet évènement dans les pays de merde ou dans les satellites de l'URSS ? Quelques politologues, pas plus. 

Au Vietnam on vivait alors (1961) des heures difficiles, certains doutaient des orientations et du "plan quinquennal". l'exploit de Gagarine sauva le Comité central du PCV  ! VORWARTS Kameraden... 

Mais ce fut bien plus qu'un booster pour le régime. Papa, maman Ho crurent que le pays faisait les bons choix, égalité des chances, justice, succès économiques et développement social. La génération suivante commencera à douter de l'honnêteté des "hommes", des leaders mais pas encore du "système". 

Aujourd'hui les Vietnamiens {plus (= -) les jeunes} parlent toujours avec fierté de Gagarine et Laïka comme si ces deux-là leur appartenaient un peu. 

À "l'époque" (années 60-80) l'Occident se moqua de ces malheureux followers des Soviets, peu tentèrent de jeter des passerelles (au Vietnam: seuls La Suède, les Pays-Bas et la Suisse, je veux dire en dehors des Pays Frères).

Mais Laïka ? 

MYSTERETRIO QUARTET Laïka - YouTube

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Laïka ? S'émouvoir pour un chien alors qu'on bouffe du cochon,

22 kilos/an /habitant en Suisse.

Pire. Faire sourire quand vous vous montrez ému(e)(s) en pensant à cette chienne.

Aller plus loin, en donnant à cette émotion d'apparence naïve une dimension flamboyante.

- Poétique ? Mystique, simplement : tendre et caressante.

Dulcinée se fatigue en préparatif, elle me fatigue aussi. Elle n'a pas le choix, elle doit s'occuper. Et encore une lessive (3 machines, pas moins). Les offrandes au Ciel. Elle n'a pas réussi à coincer le dernier salami dans sa valise... je le mangerai en son absence en pensant à Laika.

20h45: temps réel. Nous rentrons. Des Amis nous nous ont gentiment invités chez pour un agréable repas. Juste ce qu'il fallait pour tranquilliser Dulcinée à quelques heures de son voyage.  Merci.

Une pipe sur le balcon. 

Vendredi 04h00.... Pffffffff

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