Au gré de la plume

28 avril 2017

Il neige !

Bon ça c'est ce que je n'ai pas pu poster hier....

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Premier jour du Quatrième Mois soli-lunaire.

Il pleut, il fait froid. Hier soir Dulcinée avait préparé quelques mets vietnamiens pour recevoir nos amis. Habituellement, pour nous deux, elle cuit un repas "européen" à midi, un autre vietnamien en soirée. Avec le temps, je l'écrivais hier, elle prend des raccourcis, simplifiant son "travail". 

Parfois cependant elle sent le besoin de revenir à une orthodoxie culinaire vietnamienne, pour le plaisir (et la mémoire) des papilles, pour retrouver la préparation à l'ancienne, celle que lui enseigna sa mère *. Autrement dit il ne s'agit pas uniquement d'une "nostalgie des saveurs" mais (de celle de) son enfance. 

Quand vous entrez dans un restaurant vietnamien (de préférence... au Vietnam), menu choisi, vous n'attendez pas longtemps avant que défilent les plats et qu'ils envahissent votre table (quand on n'y connaît pas grand'chose on peut commander un plat après l'autre, les serveurs ne s'en offusqueront pas). 

Hier matin nous dûmes sortir pour acheter quelques ingrédients manquants. Après un lunch plutôt léger, vaisselle faite (par moi!), Dulcinée se mît à l'œuvre, écartant les coudes et me chassant du coin cuisine. Depuis notre arrivée en Europe elle craint toujours que ses mets manquent des "saveurs de là-bas". Aussi peut-elle se montrer irritable.... et irritée si je traine dans son périmètre d'action. 

Malgré tout, de temps à autre elle fait une pause et je comprends que mon tour est venu de désengorger son plan de travail en effectuant une "vaisselle intermédiaire". 

Moa, moa, je contribue comme je peux avant de repartir en exil sur le balcon. 

* Il faut savoir que sa mère eut, selon les périodes, à nourrir quotidiennement 5 à 8 personnes de sa famille. En des années durant lesquelles les légumes, la viande, les épices étaient rares et chers (même le riz). Ce sont donc des recettes "populaires" et non pas celles de la gastronomie de l'Annam (pays où résidaient les Empereurs après qu'ils eussent abandonné Hanoi, Hanoi trop vulnérable). Mieux: cette mère dût s'arranger durant plusieurs années de ce qu'on trouvait sur les marchés de Bucarest à l'époque du Génie des Carpates (Nicolae Ceaușescu). Le père y était en mission et la famille logeait dans l'enceinte de la représentation diplomatique. Il arrivait souvent que des compatriotes affamés s'invitent à leur table, ce que me rapporta plus d'une fois le vice-ministre vietnamien de la Santé lors de visites en ses bureaux (je ne me vante pas de rencontrer des ministres, non mais c'est juste pour dire que bien de nos dossiers furent "décoincés" en souvenir du bon vieux temps. Ce professeur avait en effet étudié en Roumanie. Ah, comment se résolvent parfois certains problèmes !). 

Il fait froid et il pleut. 

 

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Franchement paresseux je me suis perdu dans l'histoire des Alamans tout simplement parce que dans une semaine notre fratrie se réunira dans à un coin de Suisse dont je ne connais rien. Therefore je me suis promené sur la Toile abandonnant l'itinéraire à certains mots-clefs, comme "suda", "champs décumates", "royaume alaman", "Odoacer",... . Demain j'aurai oublié tout ça, peu importe. 

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Jeudi matin....

Et je continue aujourd'hui mes "recherches" en remontant jusqu'à la préhistoire.Dehors il neige et je ne résiste pas longtemps dans ma boite à penser. 

 

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DSC01355 La Syrie !

En rentrant du pain, mon crochet par l'église du village.

 

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           Pour faire court et puisque je me perds chaque jour, dans l'histoire de l'écriture d'une nouvelle, dans des analyses fumeuses de ce qui est bien, moins bien ou mal, dans des lectures (guidées par l'émotion du moment), parfois dans des énervements politiques, souvent dans des colères mystiques, alors disons un peu à la Camus que tout est absurde mais que ce constat de nous libère d'aucunes obligations, premièrement envers nos frères humains (aussi cons soient-ils). 

C'est pourquoi ma conviction reste entière: le peu que je fais est pour le moins aussi important que ce qu'accomplit n'importe qui d'autre (toi, vous, il, elle) sur cette planète à l'exception des gens qui sacrifient leur vie - je dis bien "sacrifient" - pour soulager des souffrances sans rien attendre en retour (je précise ce point car on pourrait croire que j'inclus les médecins, les dentistes, les psy et les religieux dans la catégorie des soulageurs de souffrances). 

Bis repetita: je fais des choses aussi importantes que n'importe qui ! 

- Ça te fait du bien, O Mon Papy ? 

Précisons que parmi nos obligations on trouve : la compassion, le témoignage contre l'injustice, l'utilisation de son droit de vote, le respect de l'environnement, le devoir d'espérer, la tolérance, la civilité (et un certain savoir-vivre s'apparentant à la courtoisie héritée du Moyen-Âge), le respect des lois (comme celle interdisant l'usage du téléphone au volant d'un véhicule), l'entretien de son corps (santé et hygiène) et manger sans consulter sa tablette.

      Voilà pourquoi je me perds sans scrupule/culpabilité, mais avec enthousiasme, dans des recherches superficielles à propos de n'importe quoi, aujourd'hui par exemple: l'histoire de la Suisse. Nos concitoyens disent, croient la connaître: mon cul ! 

Quand je lis dans la presse d'a côté: "votation présidentielle historique" c'est bien qu'on se réfère à l'Histoire (de France, donc d'Europe, quia res prius). Mais qui connaît en France l'histoire de la France, donc de l'Europe, quia res prius

En Chuiche ch'est pas mieux, mon n'veu. 

Therefore je retourne à mes pages d'histoire suisse....

Tenez: on raconte qu'une partie du territoire actuelle de la Suisse fut occupé par des gens venus de Germanie, on parle de 4 "pagi" principaux quelques centaines d'années avant Jésus. 

Un "pagus" ? Pays, paysan....païen aussi.

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« Les Romains passant sous le joug » de Charles Gleyre, 1858. Triomphe des Helvètes sur les Romains à la bataille d'Agen. À gauche, armé de l'épée, Divico.

L.T.

 

 

 

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27 avril 2017

Pluie (mercredi, premier jour du mois lunaire)

 

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L.T.

P.S.Problèmes techniques aujourd'hui...

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26 avril 2017

Mardi

       On trouvera en bas de page un long copié-collé expliquant les "techniques" d'écriture d'une nouvelle (short story). On peut éventuellement lire ces conseils juste pour convenir:

- Ah, écrire une histoire de quelques pages c'est toute une affaire ! 


Moa, moa j'écris de la même manière que je bricole. Et je sais qu'en cuisine Dulcinée se permet de prendre des raccourcis quand elle prépare un plat en s'inspirant d'une recette sophistiquée trouvée sur la Toile. 

Si ma "short story" est toute dans ma tête je sais qu'en passant à sa transposition écrite elle subira de nombreux changements. La rencontre de la chose imaginée et le brouillon fait partie du plaisir. Improvisation, retournement deviennent un douloureux plaisir, le plaisir même de l'écriture dans sa simplicité. Il est parfois difficile d'arrêter de corriger. 

Respecter les "règles de base", est-ce important ? La platitude permet la rêverie.

Sinon on attend la "mise en place de l'intrigue", le crescendo suivi d'une surprise et la sortie avec courbette ! 

Bon... aujourd'hui mon devoir est d'assister Mamcook qui travaille en cuisine, ce soir nous recevons de bons amis.

 

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Un des mystères, il y a deux bonnets en laine !

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L.T.

P.S.:"Birdies ou l'histoire d'un bonnet en laine". Ça n'est donc pas un conte pour enfants. Cette "short story""nouvelle"(qui se veut différente du roman *)pourrait-elle leur plaire ? 

Je m'interroge (une fois de plus) sur l'origine des "nouvelles" et sur la motivation des nombreux auteurs qui en écrivirent. Est-ce un "exercice", une ébauche comme en font les peintres avant de se lancer dans une œuvre plus importante, comme un réalisateur tourne un "court métrage"? La "short story" est ancienne, peut-être remonte-t-elle au temps des "veillée". Plus tard en "feuilleton" dans les journaux.

 * Roman en français:

·         " Œuvre d'imagination constituée par un récit en prose d'une certaine longueur, dont l'intérêt est dans la narration d'aventures, l'étude de mœurs ou de caractères, l'analyse de sentiments ou de passions, la représentation du réel ou de diverses données objectives et subjectives ; genre littéraire regroupant les œuvres qui présentent ces caractéristiques.

·         À l'origine, œuvre narrative en prose ou en vers, écrite en langue romane (le Roman de la Rose, le Roman de Renart, par exemple).

·         Histoire compliquée dénuée de vraisemblance : Cela m'a tout l'air d'un roman". Larousse.

En anglais on dit "novel":

novel is a long written story about imaginary people and events...historical novels set in the time of the Pharaohs.

Synonyms: storytalefictionromance  

2. adjective

Novel things are new and different from anything that has been done, experienced, or made before.

Synonyms: newdifferentoriginalfresh 

Collins Dictionary

Comment écrire une nouvelle ? Règles clés et bonne méthode | monBestSeller.com

www.monbestseller.com › Actualités, clic.Nov 19, 2014 

En matière d'écriture je n'ai suivi qu'une brève éducation, elle ne dépasse pas le milieu du secondaire. Il me vient l'idée (aussi soudaine que celle de Dulcinée avec ses bacs à fleurs) de jeter un œil sur la Toile. Mamcook y trouve de nombreuses recettes de cuisine et de pâtisserie. L'œil jeté est plus curieux que soucieux d'apprendre à structurer une "nouvelle". La visite reste intéressante (on peut regarder dessous). Aucun des sites visités ne fait la moindre allusion au travail antérieur, la maturation dans la citrouille, comme si on se levait matin en s'écriant:"Bon, je vais écrire une nouvelle".

La nouvelle est un format court qui répond à des règles particulières. C’est un exercice de style qui se caractérise par sa brièveté et sa densité. Le rythme, le démarrage, la chute y sont essentiels. Bel exercice créatif pour l’écrivain amateur ou confirmé ! Les règles à respecter et des conseils pour réussir l’écriture d’une nouvelle.

Qu’est-ce qu’une nouvelle ?

> Une nouvelle, c’est une sorte de roman très court : un récit d’aventures, souvent, mais pas exclusivement. Le rythme, le démarrage, la chute y sont essentiels.
> Ce qui spécifie la nouvelle versus le roman, c’est essentiellement sa concision. Elle fait cependant appel aux mêmes effets stylistiques romanesques, séquences narratives et dialogues.
> Ce qui différencie la fable de la nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de morale, pas de conclusion, pas d’enseignements.  
> À la différence du conte, la nouvelle se doit d’être précise, par une approche psychologique fine des héros, par des descriptions courtes mais chirurgicales de l’environnement. La nouvelle peut être sentimentale, historique, réaliste, fantastique.
> La nouvelle est donc aussi un exercice créatif pour l’écrivain amateur ou confirmé, un champ d’expérimentation narratif et stylistique, un espace de pratique de l’ensemble des techniques de la construction d’une histoire quel que soit son genre (fantastique, policier, science fiction…). La nouvelle permet parfois à l’auteur d’évaluer ses idées avant d’entreprendre des constructions d’intrigues plus sophistiquées pour un roman par exemple.

Les caractéristiques dominantes de ce format court.

·         En général, le récit s’organise autour d’un seul événement (ponctuel ou léger). Les personnages sont peu nombreux, leur psychologie n'est étudiée que dans le cadre de l’intrigue qui forme l’histoire.

·         Écrire une nouvelle, c’est écrire dans le champ de l’intensité."Son effet et ses techniques sont concentrées ; et comme le temps consacré à la lecture d'une nouvelle est bien moindre que celui nécessaire à la digestion d'un roman, rien ne se perd de la totalité de l'effet » nous dit Baudelaire.

·         Guy de Maupassant est en France considéré comme le maîtres de la nouvelle. Il y traite tous les registres : tragique, comique, biographique et symbolique ainsi que bien d’autres exercices stylistiques.

Les questions clés à se poser avant de se lancer. 

Vous pensez qu’il sera plus facile de vous lancer dans l’écriture par la nouvelle parce que c’est court. FAUX.

·         Dans la nouvelle, l’apparente simplicité de la trame (et de la longueur) en fait souvent le premier projet d'écriture d’un écrivain en herbe. Avec peu de narration, peu de personnages et des dénouements rapides, le module court est attractif pour l’amateur. Mais court ne signifie pas aisé. C'est précisément sa taille qui lui donne ses lettres de noblesse. Des fulgurances, des retournements créent suspense et interrogations. Si vous n’avez pas le rythme dans le sang, mieux vaut abandonner.

·         En revanche la nouvelle est un récit court et dynamique qui permet de mettre rapidement le point final à une œuvre. L’écriture doit être incisive, précise. Tout mot doit être pesé.

·         Lorsque vous aurez achevé un recueil de plusieurs nouvelles, vous pourrez vous lancer dans un projet plus ambitieux comme un roman. L’intérêt de la nouvelle, c’est qu’elle crée une pression dans votre travail, elle ne vous permet pas de remettre au lendemain vos ambitions. Elle vous met devant vous-même à chaque instant. Une bonne nouvelle peut faire une page, vous n’avez donc plus d’excuses. L’écriture régulière de nouvelles vous permet d’acquérir rapidement l’assurance de celui qui a déjà écrit un livre. 

·         Sachez avant de débuter ou vous voulez en venir :
- Décrire, sublimer ou fustiger un personnage ?
- Camper et explorer un décor ou une atmosphère ?
- Construire une intrigue complète, avec un mystère et sa résolution ?
- …
Tous ces points de départ sont valables lorsque vous écrivez une nouvelle mais imposent que vous construisiez votre texte de manière adéquate.

Quatre règles à respecter pour maîtriser l’art de la nouvelle.

·         Règle 1. Le suspense, le rythme, la chute 
Les différents procédés propres au format de la nouvelle sont clairs mais subtils. La surprise dans le texte en est un. Le rebondissement est un ressort de la nouvelle. Il consiste à entretenir le lecteur dans une vérité fictive tout au long du texte pour le faire basculer dans une réalité toute autre à la fin. C’est l’impact de la chute qui lui donne tout son relief. On comprend alors que si le roman permet de susciter de nombreuses réactions émotionnelles, la nouvelle va beaucoup plus jouer sur la surprise et l'attente.

·         Règle 2. Le premier jet est indispensable 
Sa fonction première est de vous faire découvrir quelles sont les scènes  auxquelles vous n’avez pas pensé, les caractéristiques des personnages auxquelles vous n’auriez pas songé, et de vous faire découvrir ou imaginer la mise en musique de votre nouvelle. C’est une version de travail que vous ne montrez jamais à personne. On estime généralement que le premier jet correspond à 30 ou 40 % du travail.

·         Règle 3. Une fin ouverte, oui mais…
À l’inverse d’un rebondissement ou d’un retournement de situation, on peut aussi composer une fin ouverte. Maupassant en use parfois, Umberto Eco, souvent. Dans ce cas la nouvelle s’achève comme elle a commencé, sans aucun cadre précis, comme un point de suspension. La fin ouverte laisse le choix au lecteur d’interpréter la fin de l'œuvre en s'imaginant une suite non écrite. Mais attention, dans ce cas on sera d’autant plus exigeants avec vos talents stylistiques, on jugera plus sévèrement les qualités littéraires de vos écrits. Et il faudra écrire comme si à chaque instant, la situation pouvait se retourner. Tenir le suspense sans raison de fond : c’est un art.

·         Règle 4. Sélectionner ses nouvelles pour son recueil 
Le travail principal sera de choisir les nouvelles qui entreront dans le recueil, de celles qui n'y trouveront pas de place. Pour cela, il est bon d'établir les thématiques qui correspondent à l’esprit que vous souhaitez accoler à votre ouvrage (amour, chance, confrontation par exemple) et ne sélectionner que celles qui les traitent. La cohérence est essentielle pour garder le lecteur.

5 Conseils pour réussir l’écriture d’une nouvelle

·         Conseil n° 1. Créer une anormalité, une rupture dans l’ordre établi.
Cette anormalité est soit décrite (c’est le rebondissement), soit approchée progressivement par l’auteur qui en donne progressivement les clés pour l’expliquer…

·         Conseil n° 2. Commencer par l’action brute. 
Le héros est immédiatement immergé dans une scène d’action, une décision ou un événement : suspense, fantastique, accident, découverte. Le rythme et la couleur sont alors annoncés. Le décor importe peu.

·         Conseil n° 3. Présenter le héros d’une façon apparemment très ordinaire dans un récit à la première personne (force narrative).
Suggérer un indice que l’ordinaire n’est que de surface. Le lecteur sent quelque chose d’anormal chez l’auteur : l’importance qu’il accorde au non-dit.

·         Conseil n° 4. Structurez votre intrigue…
Même si vous n’en avez pas. Si vous n’axez pas votre histoire autour d’une intrigue, vous devez la structurer pour permettre à votre lecteur de s’y repérer : un début, un milieu, une fin et des transitions entre ces trois parties sont le squelette nécessaire. C’est la force du « plan ». Vous avez déjà établi avant d’écrire comment débutait et se terminait votre récit.

·         Conseil n° 5. Les indices. 
Face au  dépouillement de la nouvelle, une bonne technique consiste à immerger le lecteur dans une situation sans qu'il ait toutes les clés pour les comprendre. Les indices apparaissent progressivement, ou comme chute, (ou même) peuvent ne jamais être mentionnés. L'enjeu est de faire basculer le lecteur dans une interrogation. Le but : produire une sensation, voire un choc. Comme au cinéma, la nouvelle fonctionne souvent sur l’impact produit.

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Quand ? Mais c'est devant Lidl à Marly. Nous attendions le retour de notre magasineuse. Gossip nous suivait partout. Elle a connu Montreux, Vevey, Glion, Berne, le Valais, le village de Gruyère, la ville de Fribourg, le bord du lac Léman, Bulle,... sans jamais manquer de discipline. 

Il n'y a qu'à table qu'il fallait se montrer prudent.

Ah ! Gossipinette !

 

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25 avril 2017

Le devoir d'espérer

 

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L.T.

P.S.: C'était encore dimanche: L'agréable de ces trois heures d'écriture débridée fut d'oublier de réfléchir, de refuser toute forme d'analyse (éventuellement d'introspection), de m'oublier (moa-m'aime et ma colère d'aujourd'hui), de m'en tenir au superficiel. 

Il faudrait ménager un espace entre la lecture et l'écriture. Moa, moa, ça ne me dérange que par le peu de temps disponible, temps durant lequel on concentre une attention extrême. Au-dessous, lire et/ou écrire ne sont que séances (agréables) de distraction. 


Ainsi me suis-je plongé dans une nouvelle de Tchekhov : "Salle 6". Tout d'un coup m'est revenu en mémoire une analyse du style de cet écrivain, bien trop connu pour son théâtre, pas assez pour ses nouvelles... selon modeste-moa. Lire le théâtre n'est pas comme "aller au théâtre". "aller droit au sujet, ne pas parler de soi parce que cela n’intéresse personne,...." écrivait Tchekhov à Gorki.


Pause; tarte aux fraises, café... sur mon balcon et en compagnie de "mes" oiseaux-chieurs (notre système de protection/déviation fonctionne). 


Retour au snooker...

Snooker: 1889, the game and the word said to have been invented in India by British officers as a diversion from billiards. The name is perhaps an allusion (with reference to the rawness of play by a fellow officer) to British slang snooker "newly joined cadet" (1872). Tradition ascribes the coinage to Col. Sir Neville Chamberlain (not the later prime minister of the same name), at the time subaltern in the Devonshire Regiment in Jubbulpore. 

The most widely canvassed theory of the origins of the term snooker is that it is an adaptation of late 19th-century army slang snooker ‘new cadet’ (‘These embryo generals were called by the somewhat sneering terms of “snookers” or “last-joined”,’ Routledge’s Every Boy’s Annual 1872)... The ancestry of snooker (to mean) ‘new cadet’, however, remains a mystery. Piquée sur la Toile.

Lundi matin: comment éviter une revue de la presse en ce lundi matin. 

Le championnat du monde de snooker en est au quart de finale... Les ténors de la queue sont presque tous au rendez-vous ! 

     Le choc est rude mais il pourrait être salutaire. Une France européenne est seule garante d'une paix durable. Rien n'empêche de réformer "Bruxelles"... du dedans. 

     J'ai honte des catholiques français (PCD = + ou - PDC suisse) qui tergiversent à propos du Deuxième Tour de la présidentielle. Ces cathos frustrés par la défaite de la Droite traditionnelle, plus les abstentionnistes du découragement, les nuls qui votent nul et les Insoumis du Père Molachon constituent un réel danger pour la seconde mi-temps. En y doublant son score (dans quinze jours) l'extrême droite fragiliserait les projets d'alliances (de raison si ce n'est de cœur) indispensables pour le renouvèlement d'une Chambre des députés, d'un Parlement ouvert à des compromis. Entre la peur du pire et l'espoir d'une ère con-sensuelle, de concertation sur les réformes à entreprendre et sur leur agenda. 

Choisir entre "la grande alternance" de Madame Le Pen { = un pays encore coupé en (au moins) deux morceaux} et un jeune mec pas sec derrière les oreilles (contraint de s'allier aux sociaux-démocrates et au Centre-Droit) ?

Un Trump-qui-divise c'est déjà trop, Madame. 

Restons-en là.

......... 

Dulcinée s'est jusqu'ici montrée des plus critiques envers mes écriturailleries... qu'elle n'a presque pas lues. Vieille histoire.

Pourtant tout aussi soudaine que son enthousiasme pour le jeu de boules (pétanque), la voilà qui propose en avance de traduire "Birdies ou l'histoire d'un bonnet de laine", de traduire cette nouvelle (encore en chantier)... en anglais et en vietnamien. 

- B'en ça alors ! 

Moa, moa, ce que j'aime c'est le chantier, le trou, le fondement, l'échafaudage, la lente sortie de terre, le maçonnage, les reprises, les corrections,... Le produit fini ? Baouf ! 

Alors voilà. Mon histoire de bonnet doit être fantastique * mais basée (au sens de "socle" ) sur du réel ou une expérience vécue. 

Ce qui suit peut paraître ennuyeux. Moa, moa je viens de découvrir Monsieur Todorov qui me parait être un personnage intéressant par son humanisme (idéologie qui sombre hélas dans la désuétude).M.Todorov "spécialiste" du fantastique !

Et, oh que ça m'énerve, en même temps je découvre ce texte de Maupassant: LE HORLA, clic. ** pdf.

*  " Fantastique: Le mot « fantastique » vient du bas-latin « phantasticus », qui est lui-même issu du grec « phantastikos » et qui signifie « irréel », « imaginaire ». Il s'agit d'un adjectif formé à partir du mot grec phantasia, lequel désigne  :

1° l'apparition de choses extraordinaires

2° l'imagination

Ce mot est apparu dans la langue française au XIVème siècle. D'après son étymoloie, il signifie donc : 1° relatif à l'apparition de choses extraordinaires 2° relatif à l'imagination.

2/ DEFINITION

Dans le langage courant, l'adjectif « fantastique » désigne donc quelque chose qui est imaginaire, qui n'existe pas dans la réalité (ex : une créature fantastique).

Cela peut aussi qualifier quelque chose qui est étonnant par sa grandeur, son importance, etc.

Dans l'art ou la littérature, le fantastique se dit d'une oeuvre où interviennent des éléments surnaturels sans qu'on puisse décider si le surnaturel existe réllement ou s'il est le produit d'une imagination malade ; "le fantastique occupe le temps de cette incertitude" écrit Tzétan Todorov, universitaire spécialisé dans la littérature fantastique. Par exemple, Maupassant est l'un des plus grands auteurs du genre fantastique, avec son livre"Le Horla" : impossible à partir de ce pseudo-journal de déterminenr si le héros est fou ou réellement possédé..." Piquée sur: lettres.tice.ac-orleans-tours.fr › diverslettres

Tzvetan Todorov — Wikipédia, en français.Tzvetan Todorov - Wikipedia

" Le penseur français d’origine bulgare Tzvetan Todorov, théoricien de la littérature et historien des idées, auteur de nombreux ouvrages traitant de littérature, d’histoire ou de politique, est mort mardi 7 février à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille. « Il venait de finir son dernier livre, Le Triomphe de l’artiste, qui doit paraître au mois de mars », a ajouté sa fille.

 Lire aussi :   Disparition : Tzvetan Todorov, héraut de l’humanisme

Né en 1939 à Sofia, en Bulgarie, Tzvetan Todorov se fit d’abord connaître par ses essais sur la littérature, comme Littérature et signification (Larousse, 1967) etIntroduction à la littérature fantastique (Poétique-Seuil, 1970). Représentant du courant structuraliste et fondateur, avec Gérard Genette en 1970, de la revue de théorie et d’analyse littéraires Poétique, il se consacra à partir des années 1980 à l’histoire des idées. Il a notamment travaillé sur la pensée humaniste et sur le totalitarisme (Mémoire du mal, tentation du bien, Robert Laffont, 2000).

Il publia en 2015 Insoumis (Robert Laffont-Versilio), série de portraits de résistants, de Germaine Tillion à Edward Snowden. Directeur de recherches honoraire au CNRS, professeur invité dans plusieurs grandes universités américaines, il fut marié avec la romancière franco-canadienne Nancy Huston jusqu’en 2014.

 Lire sa tribune publiée en décembre 2015 :   « Ne déshumanisons pas l’ennemi »

« Penseur de la liberté »

Tzvetan Todorov fut également l’un des fondateurs, en 1983, du Centre de recherches sur les arts et le langage, unité mixte de recherches associée au CNRS et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a également reçu plusieurs prix importants, dont le prix de la critique de l’Académie française en 2011 pour l’intégralité de ses travaux.

 Lire aussi l’entretien avec Tzvetan Todorov et Boris Cyrulnik, publié en décembre 2016 :   « La tentation du Bien est beaucoup plus dangereuse que celle du Mal »

« Infinie tristesse d’apprendre la mort de Tzvetan Todorov, penseur de la liberté », a réagi Sandrine Tolotti, ex-rédactrice en chef du bimestriel littéraire Books, dont M. Todorov était membre du comité éditorial." Le Monde, 07.02.2017. 

......... 

* * Le Horla de Maupassant. Je choisis de copier-coller le document de Wikipedia parce que les autres disponibles sur la Toile me paraissent moins bons.

" Le Horla trouve son origine dans une courte nouvelle de Maupassant, Lettre d'un fou, publiée sous le pseudonyme deMaufrigneuse, en 1885 dans le quotidien Gil Blas, qui développe déjà la même histoire, sans que le nom de « Horla » n'y soit mentionné.

La première version du Horla a été publiée en 1886 dans Gil Blas. La seconde version, plus connue et plus longue, est parue en 1887 dans un recueil de nouvelles homonyme[1].

Les trois versions se présentent sous trois formes littéraires différentes : Lettre d'un fou, comme son titre l'indique, est unelettre fictive, la première version du Horla est un récit-cadre et la seconde version prend la forme d’un journal intime inachevé qui laisse craindre que son propriétaire n’ait sombré dans la folie ou ne se soit suicidé.

La rédaction du Horla coïncide avec les prémices de la folie de Maupassant, de plus en plus victime d'hallucinations et de dédoublement de la personnalité à cause de la syphilis qu'il a contractée. Il tentera lui-même de se suicider en 1892." 

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Boris Cyrulnik/Tzvetan Todorov : « La tentation du Bien est beaucoup plus dangereuse que celle du Mal » | COLBLOG - Le Monde.


Je redonne un lien pour cet article parce que l'autre est payant.


Cela peut paraître bizarre je trouve l'entretien de ces deux messieurs très utile pour la rédaction de "Birdies ou l'histoire un bonnet de laine". Il y a du travail dans la rédaction d'une "nouvelle". 


Plus haut j'exprimais mon étonnement à propos de l'excitation manifestée par Dulcinée pour notre adhésion au club de boules du village. Un étonnement comparable à son obstination à vouloir installer (c'est fait, mon n'veu) des bacs de géraniums sur notre balcon. Elle a récemment découvert que le géranium est quasiment la plante officielle des Suisses. Traverser le pays et vous verrez que c'est vrai. Pourtant son origine est exotique. 


- Et "Birdies ou l'histoire d'un bonnet en laine" ? 
- Patience. Je tentais d'expliquer que je n'écrivais pas un "conte de fée" comme Perrault ou les Frères Andersen. Pas plus une (forcément mauvaise) réplique d'Alice aux pays des merveilles du coquin pédophilie Lewis Carroll. 


Non, il faut y entrer de manière ordinaire, presque platonique, et attendre un peu avant de pousser la porte Fantasia (en pensant au film de Disney, 1940). Bien évidemment mon ambition est plus modeste, quand même ! 


Le prologue devrait raconter qui fut notre chienne Julia, sa vie dans notre petite maison de Buoi (Hanoi), notre arrivée en Suisse, la découverte d'une certaine liberté et son agonie. Ensuite en référence aux puissantes croyances animistes (qui prennent leur source dans l'Antiquité vietnamienne, bien avant Bouddha, Confucius et Lao Tseu), croyances concernant les êtres qu'ici nous qualifions de "disparus". La-bas on parle, ou plutôt on ne parle pas, de "flottants". Ceux-ci ont la particularité  de vouloir se montrer aimables ou méchants selon les soins et offrandes reçus.

Juju qui flotte c'est un peu cela, avec Bushinet, notre petit chien volé "par négligence", avec Ringo,Chloé, Foxie, Pucelle, Félix et maintenant cette pudique amie que fut Gossip. Qu'ils flottent ou non je m'en moque mais ils elles flottent dans nos cœurs naïfs et pas comme des souvenirs vaporeux mais des êtres vivants, pleins d'humour et souvent de piquante ironie, quand ça n'est pas de la "vacherie" (nasty trick). 


À cette bande de flottants "bien réels" se joint une poignée d'animaux inventés: Dinky (âne), Wallaby et le Rat Knut qui vit dans sa poche et Exxon le tigre américain, sans oublier le  mouton noir Bê qui vit actuellement en Nouvelle-Zélande en compagnie de la chèvre-à-barbe (sans nom). 
Pour corser l'histoire seule Juju sait parler aux humains, elle le fait parfois en anglais, parfois en français. C'est donc elle qui traduit ou explique ce que racontent ou ressentent les autres membres du club. 
Ceux-ci ne s'expriment apparemment que par des cris ou des onomatopées: Hiiiiiiiiiii pour Dinky avec parfois un Haaaaaannn. Gossip: Hououhouou, Exxon: grrrrrrrrr. Wallaby: Honkhonk (en sautillant). Parfois son rat pointe la moustache en grinçant des dents:crcrcrcrcrcr....Le mouton. Bê fait des bê plus ou moins longs, quant à la Chèvre-sans-nom elle mâchouille sans arrêt ou alors elle crache:pftttt!
Ringo mord tout le monde, Pucelle (la chatte) miaule sans savoir pourquoi, Bushinet (le faux chihuahua) ne dit jamais rien mais il pisse partout, Chloé soupire: heinnnnnnm ! Foxie (chien bâtard) passe son temps à se gratter, Félix (le lapin noir) n'émet aucun son.  
Et avec toute cette bande je veux faire une histoire, celle d'un bonnet en laine que quelqu'un voudrait voler ! 


Les moineaux du balcon ont aussi un rôle: ils font du bruit, ils sont vivants et ils chient ! Ils représentent le jour en sa durée. 
Et c'est la nuit que ce mystérieux "quelqu'un" tente de voler le bonnet en laine.
Ce bonnet, c'est Mamcook qui l'a tricoté après la mort officielle de Juju. Je le porte en permanence sur ma tête, tant que les "animaux" sont convaincus que si je le perds je suis perdu, bien qu'ils n'aient aucune idée de ce qu'être perdu pourrait signifier. 
Le bonnet a aussi sa propre vie, d'un lavage à l'autre ses mailles se détendent. Entre elles, ces mailles don, mes idées noires, mes angoisses s'échappent.
À suivre !!! 

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