Au gré de la plume

03 décembre 2016

Vendredi, Noel - 23

 

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Deuxième sortie.

Zazie m'a fait comprendre que c'était urgent !

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  Ça va mieux.

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Après-midi.

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En marchant je pense à un monsieur qui "vient de mourir". Nous avons travaillé autrefois pour la même compagnie mais dans des domaines différents. On se croisait de temps en temps. Je l'aimais bien. 

Bizarre, parfois quelqu'un meurt et on reste (presque) indifférent. D'autres fois on se sent touché, peu importe la grosseur du lien. Être "croyant" prend alors une certaine importance, pouvoir prier (à ma façon, don, qui est celle de Simone Weil) me permet d'être, un moment, près de lui, sans nécessairement puiser dans des souvenirs. 

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L.T.

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Et entre deux promenades je bricole et je prépare mes repas.

Ensuite j'attaque le motif du dos !

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On avance doucement, on avance...

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02 décembre 2016

Jeudi, Noel - 24

 

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Le village dort encore.

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Première sortie avec Zazie.

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Bricolons.

Le bricolage permet de se détendre, d'oublier quelques ennuis du quotidien. D'une certaine manière ça ressemble à la marche. Il y a aussi un processus de développement, oserais-je dire, on apprend par l'erreur.  

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Deuxième sortie. forêt d'Arconciel.  

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J'ai rafraîchi notre petite crèche. 

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Coloriage  laborieux. Au dos il y a un autre sujet à assembler..

 image Celui-là.

Pour simplifier le jeu, chaque côté aura une couleur de base différente.

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Troisième sortie. Zazie chasse le mulot.

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La technique est sophistiquée. 

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La chapelle de Saint-Pierre (millénaire). 

L.T.

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01 décembre 2016

Zazie, Noël - 25

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 Ne nous laissons pas abattre.

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L.T.

P.S.: Promenades !

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30 novembre 2016

Une journée avec Gossip, Noël - 26

 

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L.T.

P.S..: Ce midi la chienne Gossip et moi nous paratgeons un ragoût (+ riz et carottes) préparé en avance par Dulcinée. Connaissant la "rigueur de ses maîtres" je lui donne une portion symbolique :-) !

Agréables promenades dans les forêts voisines (il n'en manque pas). Trois heures de marche en matinée (2 + 1) et deux dans l'après-midi m'ont fait grand bien. 

J.-J. Rousseau avait tout compris:

 " La marche est thématisée de deux façons différentes dans les Rêveries, deux façons qui marquent deux étapes dans le détachement progressif de Rousseau hors de la sphère de ses contemporains, détachement qui le mène au repos et au rêve d'immobilité. La première façon est violente et cyniquement réaliste, elle met en scène un accident que relate la deuxième promenade. Rousseau randonneur de 64 ans, aguerri à la marche mais néanmoins diminué physiquement, fait l'épreuve douloureuse de ses limites athlétiques. Il randonne dans le nord de Paris lorsqu'un " gros chien danois ", déboulant de nulle part, lui " fond " dessus. Rousseau a le réflexe non de s'écarter, mais de faire un bond, espérant ainsi que le molosse passerait sous lui… La réalité est tout autre, Rousseau est violemment renversé, le choc lui fait perdre conscience. Suite à l'accident, Rousseau dont la mâchoire est brisée, le bras gauche foulé et le genou gauche meurtri, tient absolument à rentrer à pied, plutôt que de " périr de froid dans un fiacre". Le plus surprenant dans cet accident, c'est l'expérience de repos extatique et jouissif que l'éternel piéton dit avoir vécu lors de son retour à la conscience. Rousseau réécrit ici le célèbre extrait des Essais où Montaigne reprend conscience après une chute de cheval, mais les tenants et aboutissants de son texte se démarquent des préoccupations de l'humaniste : " l'état auquel je me trouvai dans cet instant est trop singulier pour n'en pas faire ici la description. La nuit s'avançait. J'aperçus le ciel, quelques étoiles, et un peu de verdure. Cette première sensation fut un moment délicieux. Je ne me sentais encore que par là. Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais " (p. 1005). La violence de l'accident, métaphore du choc entre l'univers intérieur du marcheur et l'agitation du monde social (le chien annonçant le carrosse d'une famille aisée) est paradoxalement occasion de renaissance et d'apaisement. L'épisode se charge d'une valeur symbolique qui manifesterait une vertu philosophique de la marche : le marcheur n'appréhende pas la réalité comme un autre. Cette différence d'appréciation constitue la condition de son repos.

 La deuxième façon rejoue poétiquement cette fusion de soi dans la nature dans l'expérience contemplative du lac de Bienne dont rend compte la cinquième promenade. La marche permet l'accès aux lieux les plus retirés, " comme il n'y a pas sur ces heureux bords de grandes routes commodes pour les voitures, le pays est peu fréquenté par les voyageurs " (p. 1040). Rousseau, en exil sur son île, fait la délicieuse expérience de l'oubli de soi dans la contemplation du mouvement de l'eau : " le flux et le reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence, sans prendre la peine de penser " (p. 1041). Georges Poulet a lu dans ces pages le mouvement même de la pensée de Rousseau cherchant constamment à s'extraire du temps humain. Au mouvement de la marche, s'est substitué le mouvement de l'eau, au souffle et aux battements d'artères sur les tempes, le " bruit continu mais renflé par intervalles " du flux et du reflux. Le marcheur inscrit son corps même dans un paysage qui le contient parfaitement, idéalement, Rousseau aurait souhaité ne jamais quitter cette île suisse. Le marcheur semble enfin avoir trouvé sa patrie, elle est un lieu aussi réel qu'imaginaire, un lieu dont la géographie entre en résonnance avec la topographie de l'âme. Rousseau et la marche, clic. 

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