Au gré de la plume

17 décembre 2017

Dimanche...

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Le ngo "par derrière", la fillette cadenasse le portail de sa maison.

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Le cyclo hanoien est plus rustique que celui de Saigon.

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Bus 55A.

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DSC01222 Le responsable du parking.

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On ramène le petit chez sa maman à Times City

DSC01263 Thuy Khue.

 L.T.

P.S.: Ça commence samedi autour de 10h30. Nous quittons la maison avec le petit et ses affaires. J'en déduis qu'il ne dormira pas chez nous ce soir... bien qu'il me semblait avoir compris que nous le rendrions à sa mère dimanche. Juste pour donner une idée de mon état d'esprit et une autre (idée) de la manière dont les Vietnamiens improvisent en permanence... Dulcinée comprise ! 

Nous passons par derrière le ngo 530. On voit une fillette collée contre le portail de sa maison. Simple elle cadenasse l'entrée, le cadenas étant toujours à l'intérieur, on enfile ses main par deux trous créés dans ce but sur chaque portail. 
Plus loin on aperçoit un cyclo. Aujourd'hui on en voit moins, sauf au centre ville pour amuser les touristes. Jeter un œil sur les pédales. Celui-ci sert au transport des matériaux de construction.


Dulcinée et son petit-fils sur le Ngo "par derrière", nous marchons en direction de la rue Lac Long Quan.
Nous voilà dans le bus. Comme je l'écrivais: toutes nos connaissances s'étonnent que nous prenions le bus. 
Nous descendons presque au bout de Lac Long Quan. On y a installé (il y a quelques années) un parc d'attractions "à la hanoienne". Le populo ne s'y intéresse pas beaucoup, il lui préfère le restaurant voisin, un gigantesque machin très kitch qui propose un buffet incroyable. 


Je ne comprends rien à rien. Tout d'un coup je réalise que Dulcinée a invité les beaux-parents (+ famille) de son fils en retour de leur récente invitation en campagne. Bonjour, bonjour,...
Plus tard le fiston arrive accompagnée de son épouse, de la fille de celle-ci (d'un premier mariage) et de ses deux demi-sœurs (filles nées du remariage de son père... ex de Dulcinée). 
Faut suivre ! On apercoit cette famille sur quelques photos mais je ne dis pas qui est qui...
Atmosphère de Noël ! 
Chacun se fait photographier près du sapin. 
On peut encore se faire une idée de la mode vestimentaire des Hanoiennes.

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... Dimanche matin.

 

En accompagnant Dulcinée à Hanoi je savais que bien plus d'une fois je tomberais dans un de ces/ses pièges si typiquement vietnamiens. Les gens de ce pays, enfin ceux de sa génération * , ont appris que la "ligne droite" * * n'est pas le chemin le plus court. 
J'avais clairement (brutalement) rejeté le projet d'invitation de la belle-famille (du fils de Dulcinée)  considérant que, si ça devait se faire (officialiser leur mariage), son ex (père du gamin) devait financer ce repas.
On s'y prit donc autrement:
- Nous fûmes d'abord conviés en campagne chez cette sympathique belle-famille (poste du 2 décembre). 
Hier, en retour, Dulcinée recevait cette même belle-famille dans ce restaurant près du Grand Lac. Seules deux filles de son ex-mari représentaient le côté paternel du gamin (en simple: ses deux demi-sœurs * * *). Soyons clairs ! Mon point de vue n'a pas compté. On a saisi une (triste) circonstance: le père de l'ex de Dulcinée (que nous avions visité à l'hôpital, poste du 3 décembre) est rentré chez lui mais il va mal, sa chimiothérapie l'épuise. Ses enfants (l'ex, tantine maudite et un troisième) l'entourent comme il se doit.
Ainsi donc Dulcinée a atteint son but sans que je puisse protester. En plus elle imposait la présence de son petit-fils, montrant à la belle-famille campagnarde (de son fils) qu'il "comptait" autant que les autres enfants. 
Tout ça est très vietnamien.
*   Je fais régulièrement une distinction (différenciation ?) entre trois générations:
- Celle des anciens, nés dans les années 20/30, en voie de raréfaction. D'une manière ou d'une autre ils (femmes et hommes) ont été impliqués dans la longue lutte pour l'indépendance et la réunification du Vietnam (1945 à 1975). Ils et elles ont aussi "joué" (?) un rôle dans la période pure et dure (1975 - 1991). 
- Celle de Dulcinée - la Porte ouverte (Open door policy) - a profité de l'arrivée des compagnies étrangères. C'était l'époque des "expatriés humanistes" (même ceux travaillant pour des Multinationales). On apprenait à se connaître d'un côté comme de l'autre. 
- Celle du fils de Dulcinée. La recréation est terminée. Capitaliste sauvage et dur avec en plus l'arrivée des nouvelles technologies (que cette génération manipule avec une extraordinaire habileté mais sans stratégie bien ordonnée).
- La génération pointante, un mystère, que deviendra le petit-fils de Dulcinée dans cette jungle ?
* *  La ligne droite ? Droite géométriquement, d'abord selon notre logique occidentale, droite, ensuite, dans le sens de "droiture" (honnêteté, éthique, respect des autres). Ici ce mélange l'histoire qui obligea les Anciens à zigzaguer pour tromper l'adversaire et parfois l'allié et certainement un héritage culturel (commun à l'Asie "jaune"). On peut caricaturer cet héritage culturel en évoquant le "rire jaune", cocktail de fierté et de précaution envers ce qui est inconnu.
* * *  Il n'y a que depuis peu de temps que ces deux fillettes ont appris que le fils de Dulcinée était leur (demi) frère bien qu'elles le vissent souvent. Elles le considéraient tel un "oncle". Elles se sont ensuite découvertes "tantes" de ce petit Nguyen ! Et hier elles faisaient connaissances avec la belle-famille de leur (demi) grand frère, dont ... la fille de son épouse. Hein ! 

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16 décembre 2017

Samedi

 

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L.T.

P.S.: Vendredi après-midi.

Le calme est revenu. On ne s'improvise pas puericulteur, pas plus grand-père de remplacement. Bien que le petit Nguyen (surnommé Ronnie) n'ait que deux ans j'ai le sentiment d'un "déjà vu" comme disent nos amis anglo-saxons. 
Le fils de Dulcinée avait six ans en 1992 quand... quand quoi ? je ne sais pas comment dire, quand son gamin prit une place dans ma vie. Durant les années qui suivirent je me suis tenu en retrait, sans chercher à me substituer à son père. Si mon attitude manquait parfois de chaleur, j'ai suivi les étapes de son éducation durant 25 ans.

La situation est différente aujourd'hui. D'abord on parle de grands-parents, ces personnages complémentaires dont le rôle si particulier varie au gré des environnements familiers. Le vrai grand-père paternel du petit Nguyen, ex de Dulcinée, s'est remarié il y a quelques années. Sa nouvelle épouse "lui a donné" deux filles. 
On peut comprendre ses priorités, et sa femme veille à ce qu'il ne les oublie jamais, bien au fait des successives maladresses du fils instable de son mari (et de Dulcinée, don) et de leurs déplorables conséquences tant familiales que financières. 
On peut dire les choses autrement: cette charmante dame ne veut pas que son mari soit distrait d'aucun de ses devoirs. Elle connaît cependant la tradition: le fils de Dulcinée est le premier mâle de sa génération (au sein du clan familial, tel l'était son père) et, pire, le petit Nguyen le sera pour la (génération) suivante. Ils ont donc une "importance"... inqualifiable (à ma connaissance). 

Ainsi donc je me retrouve, à plus d'un quart de siècle de distance, dans un rôle comparable, si non similaire, certes - heureusement - de plus légère manière. 
Les enfants ?
Seule ma fille pourrait dire quel père j'ai été, ce que je n'ai su faire.

Le petit Nguyen ? Baouf, écrivais-je hier. Je veux bien faire ma part, sans plus. Observer Dulcinée jouant la grand-mère (avec une patience que je ne lui ai jamais connue) voilà mon plaisir. J'imagine aussi l'occupation qu'elle trouvera après ma mort (sans aucune idée de la manière dont elle organisera tout ça entre la Suisse et Hanoi). 
Double satisfaction don. La joie du moment et la perspective (presque) rassurante de son futur. Voilà qui compense les désagréments (en particulier ces ennuyeux déplacements en bus!). 

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15 décembre 2017

vendredi

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Hoang Hoa Tham.

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En ville, Dien Bien Phu.

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Plus tard, sortie au marché de Noël organisé par le Goethe Institute dans l'enceinte de l'église des Martyrs.

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Au carrefour où j'attends Dulcinée qui est allée chercher son petit-fils à la garderie.

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Première nuit à Buoi !

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L.T.

P.S.: Jeudi, suite.

Il m'arrive d'espérer que les nouvelles générations aient hérité la détermination de leurs aïeux. Au moins un morceau. 
Dulcinée fait partie des Vietnamiens du milieu. Enfant pendant la guerre américaine *, jeune "manager" à l'époque de la "Porte ouverte" (nom donné en 1991 à la politique de la "liberté du marché à orientation socialiste" * *).

Le Vietnam avait pris déjà dix ans de retard sur la Chine.

Son fils n'a pas connu les privations (1975-1990) et les cartes de rationnement. 
Les rares fois où nous parlions de la "guerre", le sujet (rabâché en classe d'"histoire") l'ennuyait. Dans sa tête c'était comme évoquer l'époque romaine. 


Dulcinée et ses contemporaines se sont faites un devoir de compenser manques et frustrations en gâtant leurs progénitures, les grands-mères gavant de nourriture leurs petits-enfants, pire, parfois les obligeant à ingérer des remèdes traditionnels supposés enrichir leur croissance. 
Le sur-poids des gamins est déjà un problème de santé publique,... tout comme l'addiction aux jeux électroniques. 


Les anciens témoins meurent doucement. La génération de Dulcinée choisit d'ignorer le devoir (travail) de mémoire. En fait je ne sais pas si la situation est si différente ailleurs dans le monde. 


Il y a deux jours lors d'une discussion sur l'exode rêvé d'une frange de la nouvelle bourgeoisie je concluais (provisoirement):  avant les gens fuyaient le régime, maintenant ceux qui l'ont pérennisé partent s'installer à l'étranger. C'est tragique et comique.


*   Peut-être qu'un jour des sociologues et des historiens étudieront les différences entre les frustrations/privations des gens du Sud et celles des gens du Nord. Au Nord c'était l'"union sacrée", célébrée, consentie ou subie, aucun espace pour le doute et la critique. Au Sud l'affaire est plus compliquée, ruse, méfiance, la population vivait une guerre civile sans trop le savoir et souvent sans rien choisir. 
Rappel: il y a eu deux grosses famines, la première en 1945 et l'autre de 1980 à 1985. 

* *   Enrichissez-vous… , rendons à Cesar ce qui n'appartient pas aux Chinois

Rares sont les hommes d'État qui restent dans l'histoire pour une formule rhétorique. Guizot fait partie de ceux-là, et la formule qu'on lui prête, « Enrichissez-vous… », est devenue un enjeu de confrontations, voire de caricature. Les historiens ne sont pas certains de l'origine exacte de cette sentence, mais la plupart s'entendent pour confirmer que cette citation, retenue par l'opinion publique et les détracteurs politiques de Guizot, est tronquée. Pour certains, c'est en 1840, peu après que Guizot fut devenu le chef effectif du gouvernement, qu'il prononça ces mots : « Éclairez-vous, enrichissez-vous, améliorez la condition morale et matérielle de notre France. » La formule figure dans un discours prononcé par Guizot devant la Chambre des députés en 1843.

Pour d'autres, Guizot aurait formulé la phrase ainsi : « Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne et vous deviendrez électeurs » (pour répliquer aux détracteurs qui demandaient l'abaissement de la barre des 200 francs du suffrage censitaire). Son dernier biographe, Gabriel de Broglie, n'a pu retrouver exactement la citation et la considère comme apocryphe. Au cours de banquets électoraux, Guizot a beaucoup tourné autour de thèmes similaires, mais il n'a jamais eu cette expression synthétique qui sera forgée contre lui par ses adversaires politiques. Cependant, elle correspond à son état d'esprit et illustre l'une des causes du naufrage de la monarchie de Juillet : le refus d'élargir le suffrage censitaire.

....

Vendredi matin, petite suite: hier (jeudi, don) en fin de matinée nous sommes allés manger "au bureau" (Hanoi Towers qu'on voit sur une photo, plus haut). Rencontre avec des amies de Dulcinée dont une correspond bien à ce que je raconte en bleu. Ces personnes sont extrêmement qualifiées, sympathiques et ont une honorable éthique de vie. Mon propos ne concerne pas la corruption grossière, massive, tordue, vicieuse, celle qu'on trouve en Russie, en Chine, aux États-Unis, en Afrique,... C'est plus complexe, je crois qu'on comprend. Ce sont des personnes qui ont bénéficié de leur appartenance (directe ou indirecte) à la Nomenklatura. Un petit coup de népotisme au départ et le reste suit. La part de cynisme est importante, elle dépasse largement un opportunisme de bon aloi. 

Jeudi en fin d' après-midi je prends le bus pour rejoindre Dulcinée au marché de Noël, rue Phan Dinh Phung, là où je vais à la messe le dimanche. Les Allemands organisent ce marché pour célébrer les 20 ans du Goethe Institute à Hanoi. Un beau coup du Père Alfonso, aumônier des communautés internationales catholiques. 

L'atmosphère est gentille. 

Nous rentrons à Buoi avec le petit Nguyen. Grand-mère est à la peine, il faut laisser à ce gamin le temps de s'acclimater. Ce matin vendredi elle l'emmène au jardin d'enfants. Elle ira le chercher ce soir. 

Moa, moa je me dis: "Baouf...."

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14 décembre 2017

Jeudi....un jour en 14

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Relevons la tête.

L.T.

P.S.: Mercredi après-midi.

Depuis quelque temps je néglige les informations (radio, journaux sur la Toile,...). Lectures et écriture prennent mon temps. 
C'est une erreur, même si les nouvelles sont souvent déprimantes. Le XXIeme siècle m'ennuie mais j'y suis.
En Suisse les Partis de Droite (le vilain et le cynique) enterrent un projet de transparence des comptes bancaires tenus par des Suisses. Le pire est à venir: ces mêmes droites veulent liquider radios et télévisions étatiques... en jurant "queu non". 
On est d'accord "la Gauche" fait un tas d'âneries, on peut lui reprocher de protéger les pauvres et les paresseux mais pas de voter des lois pour s'enrichir. 

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Jeudi matin.
Le plan de Dulcinée se précise, son petit-fils passera cette fin de semaine ici à Buoi. 

Un jour en "14", Tendresse.

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