Au gré de la plume

19 août 2017

Le devoir de curiosité et l'imagination à-t-elle des limites ?

 

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 Zoé 

07h30: Des fois, à propos d'une personne, on se demande: - "Mais ou va-t-il (elle) chercher tout ça ?".

- Pas d'imagination sans curiosité. 

Alors comme d'habitude, conscient aussi du peu d'intérêt de mes récents postes, et de leur superficialité, .... je me promène sur la Toile. Pour trouver ce que l'on cherche il faut premièrement (effectuer) un apprentissage de la combinaison des "mots-clefs". Évidemment le stock disponible est plus gros en langue anglaise (sur Google, par exemple).  

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"Imagination - limite - ?" .... "Curiosité - psychologie" .... "Curiosité - philosophie"... Il suffit de pousser une porte après on se promène à droite et à gauche en essayant de ne pas perdre son chemin. 

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Mais attention, ce qu'on trouve n'est pas toujours "la vérité" au sens scientifique, pour autant qu'il existe une vérité scientifique.  

Ainsi ce matin, en faisant une tournée de la presse, je tombe sur un article : SCIENCES PREMIÈRE MODÉLISATION DE LA PSYCHOLOGIE HUMAINE... On trouvera l'article en bas de cette page. Ça n'est pas du chinois, le journal "Le Matin" a une clientèle populaire. 

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1) Différentes universités travaillent ensemble. Ces collaborations me rassurent.

2) Le but affiché de ces travaux parait "sain", pour autant qu'un "but" puisse être "sain", enfin on comprend.

3) Le résultat pourrait être utilisé de mauvaise manière, par exemple pour manipuler quelqu'un, comme on le caricature dans la saga "Jason Bourne". 

4) Espérons que l'Eglise saura faire face à cette autre défi (après le choc de la théorie sur l'évolution): accepter qu'on établisse scientifiquement une carte géographique de "l'âme"! L'éthique s'en mêlera comme on le constate dans le domaine des manipulations génétiques ! 

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Mieux, plus, pire: qui comment, contrôlera-t-on ces "moyens" d'influencer tel ou tel territoire du cerveau. Certes ces "manipulations" ne sont pas nouvelles, l'utilisation de certains médicaments dans le "traitement"  de souffrances mentales (épilepsie, dépression, schizophrénie, démence sénile,...) est ancienne. On doit cependant relever que ces substances ne sont pas sans effets collatéraux incontrôlables, donc incontrôlés par le médecin prescripteur.

- On revient à la curiosité et aux limites de l'imagination, O Papy perdu ?

- Pourquoi être si pressée, O ma Juju ! Patienter, ça ne mange pas de pain, non ?

- O Pain perdu (wouaff)! 

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Bien.... je pique ici et là sur des forum de discussion, très vite on entre le brouillard...

- On ne peut pas vraiment imaginer une forme géométrique (fermé) doté de seulement 2 côté par exemple.

- Imagine une forme de vie extraterrestre. Pourquoi aurait-elle une forme anthropologique, comme on a l'habitude de la voir dans les multiples films de science fiction qui peignent son image? Quoique tu fasses, tu t'appuieras sur le réel pour surélever ton imaginaire. Ce-dernier montrera ses limites au seul moment où le soutien du premier disparaîtra: oui, l'imagination est limitée, et cette limite provient en grande partie des insuffisances du réel. 

- Il y a des figures géométriques qu'on ne peut pas se représenter mentalement, en imagination, tellement elles sont complèxes. Essaye d'imaginer, par exemple, un lieu que tu connais, ta maison, et tu verras que tu ne peux pas te la représenter mentalement dans tous ses détails.

11h00:

- Laisse tomber !

- Crois-tu qu'un individu puisse manipuler son propre cerveau ? 

- Rêve, Papy ! 

- Ouaie, ch'est mieux. Et puis on va descendre quelques jours au bord du lac Leman, tenir compagnie à la chatte Zoé pendant que Co-habitants vadrouillent.  

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" Des chercheurs de plusieurs pays emmenés par l’Université de Genève ont développé un modèle mathématique de la psychologie humaine. Il permet de prédire et d'analyser les comportements humains, normaux ou pathologiques.

La psychologie d’un être humain dépend d’un grand nombre de paramètres émotionnels et motivationnels, comme le désir, la souffrance ou le besoin de sécurité. Les dimensions spatiale et temporelle jouent aussi un rôle fondamental pour justifier nos prises de décisions et planifier nos actions.

Des chercheurs provenant notamment des Universités de Genève (UNIGE), du Texas, de Paris 7 et du University College de Londres se sont associés pour créer le premier modèle mathématique de la conscience incarnée.

Cette équipe emmenée par David Rudrauf, de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’UNIGE, a voulu produire une théorie psychologique fonctionnant selon le modèle développé par les sciences dures. Plus de dix ans de recherches, mêlant mathématiques, psychologie, neurosciences, philosophie, informatique et ingénierie, ont été nécessaires.

Géométrie projective

De nombreux paramètres, conscients et inconscients, se télescopent sans cesse lors de chaque prise de décision. «Nous avons construit un modèle qui permet justement de reproduire une prise de décision en fonction du moment, du cadre et des perceptions réelles et imaginaires qui y sont liées», explique le Pr Rudrauf, cité mercredi dans un communiqué de l'UNIGE.

Ce «Modèle de Conscience Projective» permet l’analyse des comportements possibles en fonction des événements. «La perception, l’imagination et l’action sont soutenues par des mécanismes inconscients et nous avons découvert que la conscience les intègre à travers une géométrie spécifique: la géométrie projective», explique Daniel Bennequin, professeur au Département de mathématiques de l’Université de Paris 7.

Les chercheurs sont partis d’une synthèse des phénomènes psychologiques, incluant des phénomènes perceptifs de base, par exemple l’illusion que des rails de train convergent au loin, alors qu’ils sont en réalité parallèles. Ils ont pu, sur cette base, sélectionner le modèle mathématique qui permet de modéliser cette perception et l’imaginaire qui s’y attache.

«Il s’agissait ensuite de comprendre comment ce champ de conscience est lié à l’affect, aux émotions et à la motivation, mais aussi à la mémoire et aux intentions», explique David Rudrauf. Le concept d'«énergie libre» a été utilisé pour quantifier les préférences et valeurs individuelles.

Réalité virtuelle

Une fois les composantes théoriques définies, elles ont été introduites dans des programmes informatiques. «Nous travaillons à les coupler avec de la réalité virtuelle afin de reproduire un environnement spatial, temporel et affectif aussi proche que possible du nôtre, note David Rudrauf.

Les chercheurs peuvent ensuite faire des prédictions de comportements en jouant avec les mécanismes du modèle, afin de le perfectionner et de le rapprocher toujours plus de la conscience humaine. Un travail de longue haleine.

»Nous avons également pour objectif d’orienter progressivement la recherche vers des modèles de psychopathologie«, ajoute le Pr Rudrauf. »Nous avons par exemple découvert que si nous privons le modèle d’imagination, il se comporte comme une personne atteinte d’autisme, ce qui nous permet d’orienter la recherche sur l’importance de l’imagination et de ses mécanismes spécifiques dans la prise en charge de cette maladie".

Ces résultats, publiés dans le Journal of Theoretical Biology, montrent qu'en intégrant la temporalité, la spatialisation et les émotions, ce modèle permet de prédire efficacement un vaste ensemble de comportements humains connus et de comprendre leurs mécanismes. Il reste toutefois beaucoup de travail pour réussir à reproduire à l’identique la conscience humaine, conclut l'UNIGE.

Les chercheurs travaillent maintenant sur une extension de l’algorithme afin de produire des machines qui pourront s’adapter aux réactions de leurs interlocuteurs et agir selon un principe de réciprocité empathique. Ces travaux pourraient déboucher sur des applications dans la robotique, l’intelligence artificielle ou le domaine de la santé. (ats/nxp)" Le Matin, 18.08.2017.

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18 août 2017

Jeudi.... les plantes du balcon vont en vacances.

 

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L.T.

P.S.:... 08h45 : le sujet du jour m'est inspiré par un film vu à la télévision hier soir:"Arletty, une passion coupable" *. "Tout le monde" (wouaf) connaît la réplique d'Arletty à Louis Jouvet: "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère" (Hôtel du Nord, Marcel Carné, 1938, film tourné près du Canal St-Martin, canal cher à Isabelle... Lien sur la droite >>>>).

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Hier je consultais les programmes des chaînes télévisées. On y annonçait donc ce film (Arletty une passion coupable). Il m'est alors venu l'envie de réentendre ce "Atmosphère, atmosphère,...". Facile via youtube. Et l'envie de faire entendre ce "Atmosphère, atmosphère..." à Dulcinée tout en lui résumant la saynète (c'est plus une saynète qu'une scènette).

Pas facile ! 

Et voilà le sujet de ma réflexion du jour: par souci polémique (?), par provocation je nomme ce sujet: la condescendance. J'aurai pu trouver un mot plus doux, le partage organisé par exemple.

Nous avons tous trois bagages à trainer:

- L'héritage de nos parents (génétique + l'éducation reçue d'eux... ou pas)

- Ce que nous avons appris ou pas "à l'école" (institution).

- Notre expérience ("l'école de la vie", dit-on, disait-on). Expérience pas toujours complètement reconnue.

Peut-être faudrait-il ajouter un ballot (ba lô... en langue vietnamienne !). Où nous conduit notre curiosité.

La curiosité est une affaire étrange, sinon compliquée, un doigt de "génétique", deux doigts d'éducation scolaire, le reste...  

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Il n'est pas facile de partager sans jouer au précepteur (dans mon "Trieste" je parle d'"Adabei", cancanier).

Donner son point de vue sur tout, en "grand" connaisseur.

L'intention est souvent amicale, mais trouver la bonne manière, ce "un peu mais pas trop", les moments, ça demande une ecoute et de la modestie.

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Savoir s'arrêter et parfois même renoncer "à ramener sa science". Stick your two cents worth in.

C'est valable (applicable) en de nombreux domaines. Par exemple quand je corrige un mot français maltraité par Dulcinée (pour "aimable" elle dit souvent "amicable", là je ne remarque rien, trouvant "amicable" joli). 

Arletty, la Deuxième Guerre, la Collaboration et la Résistance en France, qu'en connaît-elle ?

- Un peu mon n'veu. 

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 Travailleurs indochinois en France durant la Seconde Guerre Mondiale.

Voilà quatre ans que nous vivons en Europe. Elle commence à saisir certaines "subtilités", de la langue comme de la manière de penser...  en Suisse !

Nous regardons souvent des "shows" humoristiques, aussi bien sur les chaînes françaises qu'anglaises, deux mondes !

Mais son "goût" pour l'histoire c't'autre chose.

Bref, hier, en regardant ce film, je glissais quelques "précisions recradantes", légères, en vitesse.

Heureusement il y avait des décors et des costumes "attractifs", très soignés (mieux que la réalisation).

L'image de l'occupant allemand ? Elle l'amalgame à celle des Français et des Américains en Indochine.

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Ainsi donc, au quotidien, en face de n'importe qui, nos questions et nos savantes (ou supposées savantes) réponses peuvent apparaître "condescendantes". 

Nous savons, il, elle ne sait pas. Souvent on "laisse passer", c'est plus court. 

Parfois on ne peut résister.  

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Comment l"'autre", le la niaise, prend-t-il-t-elle ce recadrage, quelle que soit le mode de recadrage ?

Quand il s'agit d'une rencontre fortuite, d'une discussion impromptue, le sachant savant risque au pire de passer pour un prétentieux. 

- Il est chiant ce type, dira-t-on après son départ. Ou alors on ne dira rien mais on se fera une image (caricature) de cette ennuyeuse personne.

Plus compliqué quand ces recadrages s'adressent à des proches, fréquentés souvent, si ce n'est au quotidien.

Entrons en déconnage:

Condescendance ou besoin de domination ? Hein ? 

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L'idéal, l'harmonieux: quand l'un(e) et l'autre possèdent de bons ba lô (sacs à dos) dans des domaines différents.

" Moi je connais bien ces sujets (héritages, formation scolaire, expérience), toi tu es expert(e) en d'autres matières.... "

L'idéal, l'harmonieux: quand les sujets de l'un(e) intéresse l'autre et réciproquement.

- Tu rêves, O Mon Papy !

Il est aussi possible que ces intérêts soient partiels ou limités, pour l'un(e), l'autre, l'un(e)-l'autre.

Nous avons donc:

- La forme du recadrage, comment je partage.

- Les domaines.

 

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Tout ça n'est qu'amour, amitié, tendresse, générosité, patience, tolérance, peur de la vie, conscience de ses faiblesses (les physiques incluses).

Oui, je considère bien que "la peur de la vie" (reconnue ou pas) fait partie des relations entre l'un(e) et l'autre.

- Et alors ton histoire de condescendance et de domination ? 

 

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- B'en d'abord y'a la fatigue, l'usure, parfois le découragement. Et puis il arrive que le naturel prenne le d'ssus.

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 "Homo homini lupus est"... qui est à l'origine de cette affirmation, hein ?

- Thomas Hobbes dont tu parlais hier... * * 

- Bravo ma Juju, enfin une bonne et attentive lectrice ! 

- Ah, Doux Papy, tu m'as appris "l'attention extrême". 

- L'attention extrême, tiens, tiens.

- Simone Weil ta philosophe préférée (à ne pas confondre avec la défunte Simone Veil.). 

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- Alors là, tu m'épates ! 

- Tu m'as appris autant que je t'ai appris, c'est pourquoi notre amour est éternel.

- Où tu iras j'irai, où tu resteras je resterai.

- Cinq sur cinq !

- Crystal clear !

- Condescendance et domination.....

- Ayant affaire à une personne intelligente (sens anglo-saxon) on dit qu'elle fait "autorité en la matière", ou alors qu'"elle domine son sujet".

Popularité de la philosophie - Page 105 - Google Books Result, clic... Karl Ph.Moritz: Le concept d'achevé en soi et autres écrits (1785-1793) , textes présentés et traduits par P. Beck, PUF, 1995. Samuel Taylor Coleridge, Les Sermons laïques (suivi de) L'Ami , traduits et présentés par P. Beck et É. Dayre, Gallimard (Bibliothèque de Philosophie), 2002.

Karl Philipp Moritz — Wikipédia, cloc  

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*   "Ce téléfilm raconte l'histoire d'amour entre l'actrice française Arletty et l'officier allemand Hans Jürgen Soehring durant l'occupation de la France par l'Allemagne[1]. L'actrice est alors au sommet de sa popularité et tourne le film Les Enfants du paradis. En 1946, le comité d'épuration inflige à Arletty un blâme, ainsi qu'une interdiction de travailler pendant trois ans. Cette histoire passionnelle sera lourde de conséquences pour sa carrière et son image auprès du grand public." Wikipedia.

* * La première occurrence de cette locution est chez Plaute, dans sa comédie Asinaria , La Comédie des Ânes, vers 195 av. J.-C, II v495 : " Lupus est homo homini, non homo, quom qualis sit non novit"ensuite Pline l'Ancien, Rabelais, Erasme, Montaigne, Francis Bacon,...

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Alors que Paris vit sous le joug de l’Occupation allemande, en plein tournage des "Enfants du Paradis", au cœur d’une période tumultueuse de l’Histoire, Arletty, anticonformiste, continue de vivre au gré de ses envies et tombe sous le charme d’un jeune officier allemand, Hans Jurgen Soehring. La liaison fera bruire le tout Paris, aussi bien dans les milieux collaborationnistes que résistants. Rien ne déstabilise la comédienne qui, portée par cet amour, refuse de se ranger dans un camp. Le portrait d’une époque trouble et complexe vue à travers la vie d’une femme, icône de sa génération, finalement rattrapée par ses choix à l’heure de l’épuration." Allociné

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Une fois n’est pas coutume, c’est d’un téléfilm dont il sera question dans ce billet, un superbe biopic consacré à la grande Arletty .
Arnaud Sélignac s’intéresse en effet à la dernière passion amoureuse de la comédienne. Nous la découvrons à Nice en 
mai 1943, dans une soirée on ne peut plus mondaine. Alors que la France est occupée et que la guerre compromet le tournage des Enfants du paradis, Léonie Bathiat, alias Arletty entretient une relation amoureuse avec Antoinette d’Harcourt, une duchesse en rupture de ban qui a aussi partie liée avec la résistance.
Lors de cette soirée, alors que la fille de Laval, alors président du Conseil, la félicite pour la façon dont ses films contribuent au rapprochement de la France et de l’Allemagne, la belle comédienne tombe sous le charme d’Hans Jurgen Soehring, un protégé de Goering, également grand amateur de littérature et de cinéma français.

« Les yeux bleus, c’est ma faiblesse. »

Entre les feux de la passion, les jalousies qui animent ce trio amoureux et la guerre en toile de fond, les êtres aspirent au bonheur et pourtant se déchirent.

« C’est cette putain de guerre qui rend tout différent ! » (Hans)

Du point de vue des décors et des costumes, tous aussi somptueux les uns que les autres, ce téléfilm d’époque rivalise sans complexe avec les grands films. La toile de fond historique, sans jamais l’emporter sur la question de l’amour, contribue à la tension dramatique croissante du récit. Le casting tient aussi parfaitement la route. Marie-Josée Croze incarne une Antoinette complexe et touchante ; le jeu tout en nuances de Hans Ken Duken donne un bel aperçu des ravages de la passion. Et même si je ne suis d’ordinaire pas fan de Laetitia Casta, force est de reconnaître qu’elle est particulièrement sublime dans ce rôle. Garance jusqu’au bout des ongles, elle a su faire revivre toute la gouaille si particulière de son personnage, sa liberté aussi. 

« Mon cœur est français mais mon cul est international » Arletty.  Wordpress

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Laetitia Casta : "Arletty, une sacrée bonne femme quand même" - 1 mars 2015 - - TéléObs, clic.

 

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17 août 2017

Assomption...

 

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Quand je la regarde j'en suis tout impressionné,

elle nous a conduit jusqu'au fin sommet de la Tchéquie !

Brave Daciounette.

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L.T.

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P.S.: 06h45: Comme ça en me voyant, nul ne pourrait imaginer (une "image", c'est mieux qu'une "pensée" *), m'imaginer pareil à Ben-Hur retenant son impétueux quadrige... dans ce film de 1959... que je vis à Martigny... l'été suivant, il y a 57, 58 ans... Les "effets spéciaux" n'étaient pas aussi sophistiqués qu'aujourd'hui, le réalisateur "jouait" sur la vitesse des images et tournait sur des fonds "neutres" qu'il pouvait ensuite superposer, au montage, à un grandiose décor. Les Vieux Cons se souviennent de certaines scènes (d'autres films) où l'on voyait un couple dans une voiture avec en arrière-plan un paysage qui défilait, ou James Dean foncer vers un précipice...(Rebel without a cause),...

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- Tout excité, l'Papy, ch'matin...

L'Assomption est une fête catholique qui fait sourire les mécréants, les protestants et les juifs. Pour les Bouddhistes, les Mahométans,... la montée au Ciel de Marie "colle" bien avec leurs croyances. Il faut admettre que pour au moins deux/tiers de l'humanité cette histoire tient la route, j'en souris de l'écrire. J'en souris parce que si souvent on lit, on entend : "tout le monde" ceci ou cela... B'en c'est faux. Deux/Tiers de l'humanité ne voit rien de surprenant à ce que la Vierge Marie "monte au Ciel".  Faut se faire à cette idée même si ça n'a rien à voir avec la raison. Respectons les minorités, respectons les Constitutions laïques de nos États au nom du vivre-ensemble (ce qui n'oblige personne à aimer son voisin).

Car en p'us, cette célébration dépasse ce qu'on appelle "le culte mariale", la vénération de la maman de Jésus. Cet épisode est l'accomplissement de la plus importante promesse chrétienne: à la fin des temps, la résurrection des âmes, mais aussi des corps. (C'est ici qu'on retrouve la "boîte à outils" dans laquelle tout bon catho pique ce qu'il lui convient pour "bricoler" ses croyances, et les limites spheriques :-) de celle-ci. Moa, moa j'crois tout, même à Bernadette). 

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Mes oiseaux se sont adaptés avec rapidité aux transformations effectuées sur le balcon. L'ennuyeux c'est que demain (jeudi, don) nous transporterons les plantes restantes dans un coin que nous avons repéré autour de notre immeuble et où elles attendront en sécurité la fin des travaux (qui n'ont pas commencé). 

Vendredi nous descendons au bord du lac Léman pour tenir compagnie à Zoé. Ça nous fera du bien. Notre promiscuité provoque parfois des conflits d'une grande futilité mais dont il serait coupable et dangereux d'en négliger les effets secondaires et/ou co!latéraux.

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- Tout excité l'Papy ! 

Je m'étais promis de mettre au frigo mes réflexions sur le catholicisme et ses traditions (travaux de Madame Danièle Hervieu-Léger). Et voilà qu'hier soir (mardi), digérant mon repas, je tombe sur un document de Christian Lazzeri: "Identité et appartenance sociale". En 26 pages ce monsieur raconte la même chose que ma bonne Dame Hervieu-Léger, mais autrement. Merde alors. Pas de chance, voilà qu'il fait référence à un Michel Serres... ce qui me balade du côté de chez ce philosophe (un qui pense sans images mais avec des formules mathématiques... pour lui des images). The Parasite - xenopraxis, clic. C'est fou cette quantité de philosophes en France !

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Et ça ne suffisait pas. Lazzeri >>> Serres >>> le Léviathan de Thomas Hobbes (1588 - 1679), "héritier spirituel" de Machiavel...et de son "Belfagor arcidiavolo" (rédigé entre 1518 et 1527 mais publié en 1549). Le Leviathan et le Belfegor sont "en libre accès" sur la Toile.

 imageMoi qui voulais oublier le Diable...

 *   Pense-t-on sans image ? Hein, hein ? Notez mon constant souci d'illustrer mes blabla. Ça n'est pas toujours cohérent. 

11h30: l'apéro !

14h00: tout le village est à l'église, on enterre Mme Quartenoud, 65 ans.

14h30: Juju nous manque, 4 ans qu'elle flotte.

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16 août 2017

Tartines...et démons...

Prologue: parler du bien et du mal ça ne "sert à rien". Oui mais le temps des serfs {(XIe siècle) Du latin servus (« serviteur, esclave »)} est révolu, vive Tolstoï, honte à Napoléon qui rétablit l'esclavage. Le plus minable peut faire, comme le nanti, des choses inutiles. Ses moyens étant plus modestes, l'expression de sa superfluité (fallait le trouver ce mot !) passera inaperçue. Je me demande si le "fluité" de "superfluité" a un air de famille avec "flux" ? Et qu'ainsi "superfluité" serait une cousine de "fluidité" ? Ça coulerait de source, non ?

- Ma non, ma non...

- Passons. 
- Passons. 
Moa, moa j'avais envie ce matin d'abandonner en douceur les commentaires que m'inspiraient les lectures/vidéos de Madame Danièle Hervieu-Léger (mais je poursuivrai mes "recherches" sur ses travaux concernant la vie monastique de nos jours). 

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Le bien et le mal, aie, on perd vite son chemin. Pas envie de me farcir les théories bondieusardes des Églises à ce sujet, pas plus les fumisteries des philosophes, surtout quand ils se prennent pour des scientifiques. "La philosophie n'est pas une science" nous dit Moritz Schlick (Moritz Schlick (Stanford Encyclopedia of Philosophy) - Stanford University). Et j'ai envie de le croire, ce qui arrange bien mes crayons dans la jolie boîte Caran d'Ache Prismalo à CHF 18,50. Soigne-t-on mieux ce qui coûte cher que le bon marché ? Et la fabrique Caran d'Ache est si proche d'un coin que j'aime beaucoup.

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Ah, cette affaire de tartines ? J'aime les tartines elles ont le goût de l'enfance. Deux personnes ont heureusement marqué ma vie en m'en préparant: mon père et une tendre amie. Chacun, chacune à sa manière m'ont ainsi appris le bien, ce qui pourrait prouver que les tartines ont du bon. Le mal n'est qu'un passe-temps, une perte de temps, lire plus bas via un "lien"... ce qu'en pense Jean-Sol Partre, si l'on veut mon n'veu.

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Merci !

L.T.

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 P.S.: Mardi matin, sur mon balcon.  

Après quelques jours d'égarement j'en reviens à du plus "mou".

Aucun lien familial entre "enfer" * et enfermer" si ce n'est une consonance, une illusion auditive. Il y a une semaine, deux ?, on se souvenait de l'assassinat de ce prêtre dans son église. Avant de se faire trancher la gorge, le vieux religieux aurait lancé: "Va-t-en Satan !". Il aurait pu oser un "pardonnez-leur, mon Dieu, ils ne savent pas ce qu'ils font". Il a préféré ce "Va-t-en Satan" qui était une manière de casser du musulman in vitae extremis puisque Satan est le nom que ces mahométans donnent au diable.

 

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Satan, le Diable, l'Enfer... le glossaire démoniaque (le mot « démon » vient du latin daemon, emprunté au grec ancien daímôn, qui signifie, entre autres, "puissance divine" ) est épais. Épais comme l'histoire de cet étrange acteur de la divine comédie. O Dante de Alegheri on devrait vous lire à l'Office du dimanche (avouons-le O Dante tu n'as rien à espérer de ces patafioles athées!), épais comme le glossaire de mon "Momoh...".

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- T'es lourd, mon Papy. 

- Chuis pas lourd, chuis bourré.( Notons que cet addendum date de 15h00).

- Encore ?

Il est amusant (de constater) qu'à l'occasion des cérémonies en hommage à ce prêtre, plusieurs journaux aient sortis (de leur "enfer", terme connu des journalistes) des articles sur le questionnement des théologiens à propos de cet enfer, territoire surchauffé potentiellement ouvert à tous, croyants et non-croyants. Merci à toi Paul, le saint, d'avoir ouvert le Ciel et l'enfer à toutes et tous, croyants et mécréante. Merci Paul qui chut de ton cheval sur le chemin de Damas.

Le diable... (Diable (en latin diabolus, du grec diábolos, issu du verbe diabállô, signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « qui détruit »).Lucifer.... Porteur de lumière » (lux, « lumière », et ferre, « porter »). C'était à l'origine, l'un des noms que les Romains donnèrent à l'« étoile du matin », c'est-à-dire la planète Vénus.

Ah ! Vénus ! 

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Jésus & Co n'ont pas inventé le "diable", pas plus l'affaire de sa déchéance. On constate que presque toutes les "civilisations" ont fabriqué cet avocat du mal, et à chaque fois il s'agit d'un acteur important qui n'a pas bien tourné ( Hollywood). Toutes les civilisations lui reconnaissent une grande intelligence. Le diable n'est pas un imbécile.

Pour Freud, Satan (nom donné au diable par les musulmans) "n'est que l'incarnation des pulsions anales érotiques refoulées". Sigmund souffrait de névralgies et peut-être d'hémorroïdes.

Pour le philosophe Schelling (bien connu....:-) le diable n'est pas éternel: La majesté du diable dans la philosophie de la révélation de Schelling | Cairn.info

Et dans le domaine philosophique les lectures disponibles sont nombreuses: 

Le diable. - Accordphilo 

Le Diable et le Bon Dieu - Philophil...

(La lecture de) la pièce de Jean-Paul Sartre me parait une agréable manière d'entrer dans ce sujet sans trop se perdre chez ces bavards de philosophes (aux démonstrations souvent soporifiques). 

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- Des hypocrites ces philosophes....

- Des branleurs.

- Papy, arrête de descendre à la cave !

Le deuxième lien est presque amusant à lire.

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* Enfer vient de "infernus", ce qui est en-dessous, enfermer de... fermer, don ! Quoique.... le glissement du mot... clore, fermer une porte.... à solide, ferme, sans oublier la ferme des paysans.

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On voit qu'il y a de tout en enfer !

 

Enfermer : Du latin firmare (« affermir, solidifier », d’où « fortifier »), le glissement de sens vers celui de « clore » a pu se faire dès le bas latin d’autant que son dérivé, confirmare, est en relation sémantique avec seravectis portarum (« les barres, les verrous des portes »). En latin médiéval, on note : archa firmata (« coffre fermé »). Fermer et clore ont coexisté jusqu’à ce que ce dernier entre, par certaines de ses formes, en collision homonymique avec clouer et se réduise progressivement à certains emplois techniques.

Ce, d’autant que le français connait un phénomène généralisé (→ voir solutionner) et ancien (→ voir feinter) de remplacement des verbes des second et troisième groupes par des équivalents ou des dérivés du premier groupe.

Pour certains étymologistes, c’est le sens de « ceindre une villa de murailles » (→ voir une ferme) qui explique le glissement de sens.

D’autres enfin attribuent au rattachement à fer par étymologie populaire le glissement de sens de « rendre ferme » à « fermer » et donc l’éviction de clore par fermer, mais elle est peu vraisemblable [1] et le sentiment linguistique auquel elle fait appel serait aujourd’hui perdu.

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