.... Étrange sentiment ch'matin, pas de chienne à sortir. Pas de pain à ramener pour le petit-déjeuner. 

DSC02941

DSC02942

DSC02943

DSC02945

DSC02946 

DSC02947

DSC02948

DSC02949

...................

 Isabelle-la Parisienne a montré des images de Venise où elle participait à un congrès. 

Le lien de son blogue est sur la droite.

121802413_o  

Isabellez copyright novembre 2018

Chacun, chacune garde dans sa tête des images de Venise.

Même ceux ou celles qui n'ont pas eu la chance d'y aller. 

(Venise existe dans tant de films). 

121802416_o   

Isabellez copyright novembre 2018

J'ai eu la chance de voir Venise une vingtaine de fois... ces cinquante dernières années. Le plus amusant: à deux occasions j'ai dormi (zzzzzz !) avec un gay. En 1968... sans le savoir et faute d'argent nous campions au Lido, la deuxième en 1985, mes collègues et moi-même nous chaperonnions une trentaine de médecins corruptibles lors d'une goguette sponsorisée par notre employeur. Mauvais calcul... il manquait une chambre (Hotel Europa, sur le Grand Canal). Avant de nous mettre au lit mon camarade me rassura gentiment. 

Mais ce n'est qu'en 2007 que m'est venue l'envie de découvrir l'histoire de cette ville. Mon "Momoh..." y fit donc un crochet. Venise importait d'Orient des pigments rares (entre autres...). 

En même temps je saisis (un pan de) la relation étroite unissant la Sérénissime et Constantinople. En somme: pourquoi cette architecture byzantine de la Basilica Cattedrale di San Marco ?    

San_Marko_(reconstruction)

800px-Veneza47 

En 2009 mon intérêt se concentra sur Trieste. 170 km séparent Venise et Trieste. Deux villes au destin si différents. Peut-être est-il faux de parler de "destin", et si c'était de la part de l'une et l'autre "un choix" ? Mais ces dignitaires, ici et là, connaissaient-ils, envisageaient-ils les conséquences de leur choix ? Venise arrogante et ambitieuse, jalouse de son indépendance, Trieste..., un oeil sur la Germanie et ses voisins slaves, l'autre sur la Méditerranée, Trieste choissant le joug des Autrichiens.   

Adriatic-Sea12 s-l300

L.T.

P.S.1.: Retour à Berne où Chi prend son train pour Milan.

 

DSC02950

 

DSC02953

 

DSC02955

 

DSC02956

 

DSC02957 

DSC02962

DSC02967

DSC02960

 

P.S.2.: Dans mon bloguinatzet il y a des sujets que je n'aborde (presque) jamais. D'autre part, j'aime les "autres parts", je ne garde quasiment rien sous le coude, c.à d. de la matière pour les jours suivants... sauf quand nous voyageons dans l'incertitude d'une connexion Wifi. 

Cependant je doute de ma spontanéité. On tombe parfois sur une information qui nous "titille" les méninges. Je navigue alors entre une envie d'en savoir plus (mon obsession de l'origine des mots, par un exemple) et une stupide et prétentieuse intention de semer le trouble chez un lecteur (ceci sans illusion durable). 

Ca ne me gêne pas qu'on pense autrement, au contraire. Je l'ai souvent écrit, par un autre exemple, je considère qu'en politique la diversité est enrichissante malgré la perte de temps provoquée par les palabres entre les uns et les autres. Le compromis est cause de frustration mais sans lui on tombe vite fait dans l'autoritarisme. C'est un défi de la politique de ce siècle: comprendre la nécessité d'une nouvelle loi, son adoption et son application.. tout ca tres vite.

- Passons, Dady...

- Passons. Ainsi je ne parle pas des choses du sexe bien que la tendresse de la vie sexuelle favorise la tolérance envers les autres. Par ailleurs (on reste dans le voisinage) j'évoque peu ma... prostate... ou mon futur cancer de la langue. 

Mes oiseaux, mes forêts, O Lectrices, O Lecteurs vous en avez fait le tour ! Mon gré, celui de ma plume (titre de ce bloguinatzet) n'est pas de séduire mais de compiler (dans quel but alors) les pages de mon vieillissement. 

Pauline Roland - poil

 

 

 

1_M2GTofOcobDE6lt4G3JaUA

 Déconnons ! L'épilation ? Les poils ? Ce qui éveille ma curiosité c'est le processus mental qui fait qu'un homme "porte" la barbe, qu'une femme se rase les aisselles ou le pubis. Quand un garçon porte la barbe il montre à toutes et tous. Un pubis ? Mettons de coté les fantasmes un peu lourds. C'est le "regard" de la personne sur elle-même qui me parait plus intéressant (~?).

1_IwSlXG6LbgAFjUGsgdehKAAntigo006

L'épilation à travers l'histoire une revue "sérieuse" du sujet.

Découvrez le Nouveau Veet Sensitive Precision™ - YouTube  une pub qui se veut rassurante.

 Pub veet hilarante (mais sexiste.) - YouTube , là on rigole 3 secondes.

www.norme-du-glabre.ct-web.fr/lepilation-des-femmes-depuis-lantiquite-jusqua-nos-jours/ large approche historique

"L'épilation intégrale est le résultat d'une société pédophile" - Egalite et Réconciliation (Le texte est dessous).

L'épilation au Moyen âge. Ici on découvre les premières pinces à épiler.

 

beauty-main_2478553c

  C’est l’émoi dans le Landerneau des magazines féminins ou autres publications inutiles : Axelle Red récidive et s’insurge encore une fois contre l’épilation pubienne – en particulier intégrale – chez les jeunes filles. Nous rajouterions même les moins jeunes, tellement cette mode, apparue à l’orée des années 2000, a contaminé l’ensemble de la gente féminine occidentale – et bien plus encore.

Interrogée sur le sujet par Léa Salamé, la chanteuse belge a donc persisté dans ses propos tenus il y a quelques mois déjà à la télévision flamande : « Les filles de nos jours, les adolescentes, elles ne savent plus si on a le droit d’avoir un poil. Et moi je trouve, très sincèrement, que c’est le résultat d’une société pédophile. Quand on voit les signes de beauté qu’on a dans notre société, ce sont très souvent des signes d’enfance ».

On ne saurait que trop donner raison à Axelle Red qui, un peu seule dans le désert il est vrai, ose dénoncer cette épidémie dépilatoire apparue avec l’Internet haut-débit et la diffusion massive de la pornographie qui, elle, s’était progressivement mise à la déforestation dès le début des années 90. Mais la diffusion encore confidentielle de ladite pornographie n’avait pas atteint les cerveaux de leurs – presque – uniques consommateurs : les hommes.

Car ce sont bien les hommes qui ont trouvé dans cette disparition progressive des poils féminins un certain intérêt (puisqu’il faut bien en croire les chiffres de vente de la pornographie épilée qui s’arrachait là où les femmes naturelles étaient délaissées, presque ringardes). Le marché recyclant tout, il s’est très rapidement adapté à cet engouement et proposa à ses spectateurs des femmes parfaitement glabres de façon presque monopolistique (les nostalgiques étant relégués désormais aux rubriques "poils" ou "bizarre" voire "monstres" – incroyable !).

Sachant qu’en moins de 10 ans (2000-2010) on estime que près de 75% des femmes de moins de 35 ans se sont mises à l’épilation intégrale ou quasi-intégrale, dès lors la question toute logique qui devrait survenir chez tout homme bien éduqué (et encore davantage chez toute femme, même mal éduquée et surtout très stupidement soumise à son environnement), c’est celle de la cause de cet entichement soudain.

CtXlHSwWYAAVnSS231da1d03116ae37e2316da14f9c7 

En effet, le sexe parfaitement épilée d’une femme ne ressemble-t-il pas à celui d’une fillette plus qu’à tout autre chose ? Dans cette négation de la féminité adulte dont le poil est l’attribut évident, n’y a-t-il pas un fantasme sous-jacent pédophilique qu’aucun consommateur de pornographie ne saurait s’avouer (les commentaires masculins face à ce sujet fleurent souvent la dénégation...) ? D’autre part, dans l’action du rasage, ne retrouve-t-on pas l’avilissement de ces femmes que l’on déshonorait après-guerre (et l’on ne tondait pas que la tête) ? Cette pratique n’est-elle pas une volonté de soumission dégradante ?

Bien sûr, chacun est libre de ses pratiques, dans l’intimité des chambres. Nous ne sommes pas des contrôleurs de braguettes, mais bien 

balthus16

plutôt amoureux des Rabelais, des Balzac (lire ses Cent Contes drolatiques...) ou de ces chansons grivoises qui font aussi partie de notre culture française. Mais que peut-on parler encore de liberté et de choix lorsque l’épilation n’est plus une volonté personnelle dans le cadre par exemple d’un amusement polisson (que celui qui n’a jamais péché...) mais est devenue une injonction sociale et psychologique ? Il n’est qu’à voir les forums pour adolescents où le sujet de l’épilation interroge, inquiète, traumatise même parfois, les jeunes filles qui se demandent « ce que va en penser le garçon » ?

Et que l’on ne nous parle pas de confort, de propreté, de respect de l’autre (sic !) et autres fadaises justificatrices. Tous arguments fallacieux contre lesquels même les gynécologues désormais s’émeuvent, devant la pandémie, comme le Dr Emily Gibson qui rappelle le rôle salutaire du poil et les dangers de son épilation.

 Il y aurait tant à dire sur ce sujet inépuisable, si révélateur de notre société libérale où tout ce qui peut être un marché devient une norme (le marché de l’épilation et produits apparentés a explosé en 15 ans, expliquant la complicité des magazines féminins dans la fabrication du consentement) et où aucun arrêt n’est jamais mis à la surenchère infinie du plaisir égotique ici et tout de suite, jusqu’à l’écœurement.

d9ebc338453b378c009d711f9444170e--pin-art-art-paintings

 Dans une gigantesque inversion de valeurs, notre société pornocratique a donc généré des cerveaux qui fantasment désormais sur une femme devenue fille et trouve inversement peu ragoûtant une femme naturelle. Des cerveaux malades, mais des vrais, ceux-ci, qu’étonnamment les « féministes » n’ont jamais ni détectés ni combattus...

D’ailleurs, puisqu’on parle de cerveaux malades, c’est Yann Moix qui conclut les propos d’Axelle Red en se fendant d’un petit commentaire qui en dit long sur sa propre consommation pornographique : « Et bien je vais me faire traiter de pédophile ce soir… ». Dont acte !

 Bildergebnis für pub epilation femme 

chaplinjpg