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DSC03310 Fruits secs épicés.

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Biscuits made in Indonesia et les enveloppes pour le Tet.

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 Du thé et des biscuits en cadeau pour nos voisins du milieu.

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 Un de mes repas favoris: nouilles, boukettes de viande et alrd grillés, légumes, salade.

Et les sauces.. je vous dis pas...

Le tout s'achète au bord de la route....à l'emporter.

L.T.

P.S.: Jeudi après-midi.


Moa, moa, chuis tout juste bon à remettre en place les rideaux qui sortent de la machine à laver. Pourquoi laver tout ça ? Dans quelques mois ce que contient notre maisonnette sera liquidé sans états d'âme à un brocanteur. 
Le fils de Dulcinée n'a jamais manifesté le moindre attachement pour notre maison. On pourra me dire que nous aurions pu faire autrement. Possible. 

La préparation du Têt, même réduite à l'essentiel, offre à l'observateur étranger * un mélange de réjouissance et d'énervement. 
Mieux vaut ne pas se tenir sur le chemin de Dulcinée. 

En ville c'est pas mieux....
Il faut aussi comprendre que le droit aux vacances n'est pratiquement reconnu que par les organisations étatiques et les compagnies privées (locales et étrangères) d'une certaine importance. Traditionnellement les ouvriers du bâtiment (souvent des provinciaux), les petits employés (femme de ménage, nounous, ...) prennent donc une dizaine de jours de congé pour le Têt, le temps de rentrer dans leur village et de retrouver leur famille. 

* Observateur ? Il y en a au moins trois sortes.
......
- L'expatrié lié à une indigène. Mon cas. Il joue le jeu sachant bien le prix à payer d'un Têt manqué "par sa faute". Avec le temps il s'accommode de certaines obligations comme celles des visites incontournables.
......
- Le touriste de passage. Partagé entre l'admiration béate des rues colorées du centre ville et les services réduits dont il peut bénéficier en cette période, chacune et chacun ayant d'autres priorités. Les plus curieux s'émerveilleront le matin du Premier en découvrant une si grande paix en ville (ça ne dure pas). 
.......
- L'expatrié résident à Hanoi avec sa famille étrangère. Le "monde" s'emballe autour de lui quatre ou cinq jours avant le Têt, s'arrête les trois premiers (jours du Nouvel-An) et recommence à tourner une semaine plus tard. Le plus souvent cet expatrié tente de fuir le pays ou de se rendre près de la mer dans une station balnéaire coupée (+ ou -) du reste du pays. Le plus difficile étant d'expliquer cette "paralysie professionnelle et temporaire" à sa direction européenne. 

 

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Jeudi, fin de journée.

Dulcinée "tourne" comme une toupie. Elle veut un bon Têt dans la perspective de notre voyage en Suisse en compagnie de son petit-fils. 
Moa, moa, comme en ces circonstances j'anticipe déjà le transport de nos bagages. Une obsession. 
Pensez.... le mardi 27 février nous nous lèverons à cinq heures. Mauricius viendra chez nous la veille. J'imagine son humeur sur le coup des six heures du matin ! 
Bon, une fois enregistrés nos bagages à l'aéroport nous nous sentirons plus légers. Comment ce môme prendra ce déracinement ? 
À l'arrivée ! 19h10 (?) à Zurich, une bonne heure pour passer les contrôles et retrouver nos valises, trente minutes pour prendre possession d'un véhicule de location, 2h30 de route (si la neige n'est pas au rendez-vous) pour rejoindre Treyvaux. En somme... minuit ! 
La fatigue du vol ? Oui. 
Mais sagement dormir aux environs de l'aéroport pour prendre le train le matin suivant c'est compliquer la vie de Dulcinée et de son petit-fils qui ne comprendra rien à ce dépaysement. Autant rejoindre notre logement de Treyvaux alors qu'il est encore "dans les nuages". 
C'est ce que je pense en revoyant (malgré moi) tout cet itinéraire, entre trois et cinq heures du matin, chacune de mes nuits.
.........
Vendredi matin.
Je crois que Dulcinée vient de comprendre que nous allons vendre la maison. 

...

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