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Chères M...e, D..i, M...a.... je pense bien à vous en écrivant ce qui suit.

Ce qui est amusant dans nos heures, nos humeurs, nos jours, nos mois, nos ans c'est de se voir tout soudain envahi par un sentiment de culpabilité.  Moa, moa, ce matin, c'est le retard pris dans mon courrier. 


Il est possible que l'"être humain" ne puisse survivre sans entretenir une relation de culpabilité avec lui-même. Le souvent: ce sont les autres les laids.
On peut douter de la capacité de l'"être humain" à reconnaître fautes et faiblesses. Therefore je doute de votre capacité comme de la mienne. FairPlay, n'est-il pas, hum ? Qu'on se rassure dans les chaumière... je vous aime premièrement pour vos petits cotés, les plus tendres.

Une personne ou l'autre, bien aimée, m'envoie un message: - Comment vas-tu/comment allez-vous ? 
Me voilà épuisé "en avance". L'idée de "faire un effort", courtois, amical me traverse l'esprit avant de disparaître dans la fumée bleue de ma pipe. 

Oh, si ça n'est que cela personne n'en mourra. 

Le reste ? Comme je le récite le dimanche lors du "confiteor", mes culpabilités les plus ennuyeuses (n'employons pas le mot "torture"), celles qui reviennent, ce sont toujours ce que "je n'ai pas fait", pas osé. 
Attention, je ne parle pas de projets avortés, d'entreprises malmenées, d'erreurs, pire... de lâchetés, d'absences. Non, non, ça je m'en arrange, pas toujours avec légèreté, on revient à mon affaire de brouillons, on s'énerve. Certes n'oublions jamais le prix de nos faiblesses... payé par nos autres. 

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- Mais, O Mon Papy, que n'as-tu pas fait qui te travaille tant ?

- Ah ! Les baleines dans l'estuaire du Saint-Laurent, la descente du Danube à vélo,...

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Tiens en passant: je réfléchissais en écoutant le Cours du Collège de France sur les philosophes et la guerre (14-18). Quand une guerre est finie il arrive que les coalitions victorieuses décident de faire payer le ou les perdants. 
Dans mon "Trieste" on découvre ce qu'il en fut pour l'Empire austro-hongrois (ultime héritier du Saint Empire Romain). On pourrait aussi bien parler de l'essorage de l'Empire ottoman. 


Il me parait légitime de "juger" une vieille personne in vitae extremis, sans forcément la condamner à l'enfer. Pourquoi être indulgent avec les vieux ? 

Qui, oui, qui s'est une fois intéressé à ce qu'il advint lors de l'occupation alliée (US, UK, URSS, France) en 1945... à Vienne (et dans le "reste" du pays) ? 
L'Autriche retrouva son unité et son indépendance en 1954 (Staline agonisait). 

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Berlin ? 
Cette différence n'a eu d'importance que pour les personnes vivant dans ces "secteurs". 
Pourtant on comprend que l'Allemagne de 1945 fut plus punie que l'Autriche. 
Il semble que cela ait convenu à nos parents. 

 

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Comme lors du jugement d'un accusé, les punitions varient.
Ainsi en serait-il de nos crimes (fautes) ? 
En lisant les journaux on voit vite que les punitions dépendent de la tête du client et de l'habileté de ses avocats. 
{Le Traité - Congrès - de Vienne de 1815 est un exemple curieux: l'avocat (Talleyrand) du Perdant, la France, fut bien plus habile que celui (Metternich) du Vainqueur (un des). Et quel rôle jouèrent les philosophies, et les philosophes, dans les plaidoiries ? }. 

Micro - Macro... La gestion de nos riens et la géopolitique ! Tiens la Syrie ? Entre-t-elle dans notre "micro" avec ses réfugiés qui arrivent "chez nous" ou regarde-t-on cette guerre comme la méchante dispute - hors leurs murs - des Russes et des Américains ? 

L.T.

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P.S.: van Gogh et Piero della Francesca, une idée de la "profondeur".

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