DSC02059 

Sortie pour le pain...

DSC02060 

en passant par le Ngo 530

DSC02062 

pour traverser la rue Thuy Khue

DSC02064 

par dessus le ruisseau To Lich

(les habitants ont vu la valeur de leur mètre carré passer de 36 à 85 millions de Vnd)

DSC02066

le marché de Buoi.

DSC02070

Un passage par dessous.

DSC02071

Je monte sur Hoang Hoa Tham.

DSC02072

DSC02074

DSC02075

DSC02081

DSC02085

DSC02087

pour redesecndre par le carrefour de Buoi

DSC02089

DSC02090

DSC02094

DSC02095

DSC02097

DSC02099

DSC02100

DSC02101

une voiture de l'armée à qui tout est permis sur la route.

DSC02103

DSC02104

Le carrefour de Buoi.

DSC02105

et son grand arbre

DSC02111

un oeil sur Thuy Khue avant de traverser

DSC02115

pour suivre sur la rue Lac Long Quan

DSC02117

DSC02118

DSC02120

DSC02122

DSC02123

DSC02124

DSC02125

DSC02126

Un cabinet dentaire, il y en a tous les trois cents mètres.

DSC02130

DSC02133

DSC02137

DSC02139

DSC02141

DSC02142

DSC02143

Le supermarché Intimex.

DSC02145

7,9% d'intérêt. Combien en cas de prêt !!!

DSC02149

Rentrons par derrière..

DSC02158

DSC02159

L.T.

P.S.: Mercredi après-midi.


Hier je racontais à un ami un mini-pourcentage de ma vie à Saigon. 

Répétons...
Le visiteur de passage, touriste ou homme d'affaire en mission, aime qu'on l'emmène dans un bon restaurant vietnamien, qu'on lui permette quelques découvertes au-delà des... rouleaux de printemps et de la soupe "pho". La gastronomie vietnamienne est à la fois variée, moins piquante que la thaï, moins grasse que celle de Malaisie... 
Les connaisseurs savent différencier la cuisine du Sud, la salade sucrée par exemple, celle du Centre, fine, parfois presque trop "sèche" et la campagnarde du Nord, mélange de chinoiseries et d'astuces qu'imposaient le manque et les rationnements. 

Mais voilà, l'expat se souvient parfois d'un plat que préparait sa maman (tomates farcies bien brûlées sur le dessus), d'une entrecôte Café de Paris accompagnée de "vraies" pommes frites. Combien de fois ai-je écrit à propos de mes raviolis ! 

Ainsi lors de mes années de travail à Saigon je m'accordais souvent quelques indulgences (en anglais c'est plus joliment dit). 
Bibi tenait, tient-il encore *, un restaurant derrière cet opéra-théâtre proche de l'hôtel Continental. Ce Franco-vietnamien naquit au Cap Saint-Jacques à 80 km de Saigon, en bord de mer. Plus tard son père l'emmena en France, du côté d'Aix (en Provence). Pourquoi, comment est-il revenu au Vietnam, je ne m'en souviens plus. 

Moi, une fois seul (passons... redevenu momentanément célibataire ), je m'étais logé dans un modeste studio de la rue Nguyen Thanh Y, pas loin de l'immense Hai Ba Trung qui descend jusqu'au fleuve. 
Le matin je me contentais d'un café, sur le coup des six heures... 
Nous avions une femme de ménage à plein temps qui entretenait nos bureaux, je veux dire "qui entretenait la propreté de nos bureaux". Elle s'était mise en tête que j'aimais le café, ce qui est vrai. C'était la mode, découverte de l'Open Door Policy, du 3 en 1 = café en poudre + lait synthétisé + sucre en un seul sachet tout prêt.
À peine ma tasse vidée elle la remplissait. 
Durant cinq ans je ne lui ai jamais dit que je préférais le café sans sucre. 
À midi... café...
À deux heures, à quatre heures,...
Rien d'autre jusqu'au soir. 
À 18 heures je quittais mon bureau remontant vers le marché central pour tourner sur la gauche en direction du centre ville, rue Catinat (rebaptisée Dong Khoi), Hai Ba Trung ... jusque chez mon Bibi.

Le premier client porte bonheur. La cuisine du restaurant s'ouvrait à 18h30, trente minutes pour mes deux pastis et la lecture de la presse de la veille.

Je fus durant cinq ans  le "premier client" de chez Bibi. 
"Tout le Monde" savait que je prenais mon repas du soir dans ce restaurant. Mes collègues de la profession (toujours avides de potins et de rumeurs sur le business), de bons docteurs en quête d'un sponsor pour un congrès à l'étranger, mes amis ou un journaliste de passage et même quelques-uns de nos gros clients. Je pouvais ainsi, au gré des circonstances et des jours, régler des affaires, en m'informant des dernières tracasseries inventées par le Ministère de la Santé. 
Heureusement ça n'était pas tous les soirs ! 
J'avais souvent ma table pour moi tout seul. 

En fin de repas mon cher Bibi sortait son flacon de Calva.
- C'est ma tournée. 
En fin, le coup de feu passé, il revenait papoter. Il me demandait gentiment: - Monsieur R.......,* * qu'est-ce qui vous ferait plaisir de manger demain? 
Au fil des jours j'ai eu droit à des "nostalgies": tomates farcies, endives au jambon, quiche, vole-au-vent, cocassette, même quelques spécialités suisses : émincé de veau, filet de perche (?),... Habile commerçant Bibi profitait de mes suggestions pour (en faire) son plat du jour... du lendemain. 
J'en bave encore ! 

*    Il semble que le restaurant ait déménagé et se soit modernisé, hélas...
* *  J'aime beaucoup cette habitude française de vous adresser par votre prénom tout en vous vouvoyant.

...