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La même chose mais autrement.

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Rue Thuy Khue.

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Le raccourci.

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Hoang Hoa Tham en direction de l'arrêt du bus 14.

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Traversant la vieille ville.

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Au bord du lac Hoan Kiem.

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 Times City, retour du môme à sa nounou (la génitrice fait la fête ailleurs). 

 

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 L.T.

P.S.: Lundi matin.

Je me suis battu un bon moment pour poster quelques images prises dimanche en ville. Têtu comme un âne. Parfois il faut savoir perdre. 
Imaginez 50 millions de Vietnamiennes/Vietnamiens échangeant leurs vœux ... en y ajoutant leur auto-portrait. Saloperie de réseaux asociaux. 
Et on va recommencer dans 6 semaines.
Plus tard, 13h50. Lundi.
Repas "sans façon" chez les Soviets ce midi pour le premier jour de l'an 2018. 
Vodka !

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"Momo", leur cadette, businessteen des temps modernes, répond gentiment à mes questions. Je cherche à comprendre la manière dont elle produit sa valeur ajoutée.Bien qu'elle ignore le vocabulaire marketing nous trouvons un terrain d'entendement. Je "vulgarise" en décortiquant les différentes phases de ses activités. 
Bien évidemment sur le fond je partage l'opinion de ses parents:"Finis tes études". 
Mais je reste curieux parce que cette petite demoiselle, plutôt "garçon manqué", négligeant tout maquillage, vêtue confortablement sans souci d'élégance (bon, elle est à la maison, chez elle mais on comprend malgré cela que la coquetterie n'est pas sa priorité, bien que son visage soit charmant, nature). 
Ce qui me surprend quand elle explique "sa valeur ajoutée" c'est qu'elle ne cherche pas à vendre un produit "fini", un truc qu'on réalise pour le plaisir de le voir achevé (par ses soins), pour épater son entourage ou décorer sa chambre. Ce qu'elle propose ce sont des assemblages distrayants avec une composante sensuelle. Par exemple une pâte de latex manipulable à l'infini. Les couleurs, la surprise des mélanges sont supposées suffire à ce qu'elle appelle "la satisfaction du consommateur" (eux, elles-mêmes teen-agers, sa clientèle). On ne fabrique rien de définitif. Les aspects utilitaires sont inexistants.
........
On comprend bien mon intérêt, moa le "brouillon" à la Bobby Bazlen, l'écrivain qui n'écrivait pas. 
Double intérêt.
L'inachevé.
L'intérêt d'une jeunesse pour cet inachevé. 
Un yoyo, un bilboquet, une toupie et même ces machins plus modernes qu'on vend partout ces gadgets procurent le plaisir de voir progresser une habileté (dextérité). 

... Mardi matin. 

On le sait, notre maisonnette est bien malade. Il y a quelques années nous avions refait le circuit électrique. A l'origine les câbles étaient invisibles. Pour raccourcir les travaux et par souci de sécurité le nouveau circuit fut complètement extériorisé. Dit comme ça on pourrait penser qu'au contraire c'est plus dangereux. Non, non, tout est bien gainé avec des fusibles,  protégés, un peu partout. Avant nous étions parfois "secoués" rien qu'en touchant un mur ! 
Mais voilà, l'humidité de Hanoi a mangé plusieurs pas de visses (ceux où l'on insère les ampoules électriques). On ne sait jamais si c'est l'ampoule qui est morte ou s'il c'est à cause de la rouille. Dulcinée a donc décidé ce matin de vérifier plusieurs lampes ici et là. Dans une équipe de travail il faut un leader (ici "une") et (au moins) un ouvrier (qui tient l'échelle). Le leader (ici "la") sait, l'ouvrier joue à l'imbécile. Parce que si deux donnent un point de vue différent le temps  de travail est doublé. 
Moa, moa je pensais: "voilà presque trois mois qu'on se satisfait de cet éclairage, pourquoi soudain tenter de l'améliorer ?". 
Pensée stupide d'un ouvrier socialiste ! 
Parce que désormais, les fins de semaine, un,  nous prenons à la maison son petit-fils et, deux, nous entrons dans la période pré-Têt. 
Revenons un instant à Momo, fille cadette de nos amis et voisins les Soviets. Dulcinée ne partage pas mon point de vue (nous ne sommes plus ici dans une relation leader-ouvrier). Selon elle cette teen-ager ne respecte en rien les règles fondamentales de la politesse. C'est vrai, elle peine à employer les adresses traditionnelles (très codifiées au Vietnam, selon l'âge et le sexe) et, plus désagréable, Momo ne vous répond que rarement en vous regardant (elle continue à tapoter sur l'écran de son Super Apple Phone). 
Cependant j'ai constaté que si ma question ou ma remarque retenait son attention elle daignait enfin abandonner l'écran de son godemichet (dildo en langue perfide simplifiée). Sans jouer au sociologue il me parait évident que cette adolescente a un problème pour extérioriser ses sentiments. Soit elle ne sait pas, soit elle ne veut pas le faire pour ses raisons. Elle me parait cependant "accessible" quand on lui accorde une attention extrême. 
Rien de spécifiquement vietnamien dans ce commentaire. Cependant, vivant ici, elle est et sera "jugée" selon des critères vietnamiens.